Petit cours entre amis
( un amateur averti en vaut deux)
Etant donné que de plus en plus de personnes veulent « passer » au numérique, je me permets de mettre noir sur blanc mes connaissances en la matière.
Je suppose aussi que les termes « focale», « ouverture », « lumineux », « vitesse », « diaphragme » etc… vous sont familiers. Dans le cas contraire n’hésitez pas à me demander.
1.
la MARQUE
Comme je suis photographe, je ne parlerai que des marques qui ont l’habitude de la prise de vue ( Canon, Nikon, Olympus, Fuji, Minolta etc…) et non pas des fabricants d’informatique qui, bien qu’ils soient fort sympathiques, n’ont pas l’expérience des premiers.
Donc, vous l’aurez compris, mon premier conseil est d’aller chez un photographe et pas chez votre assembleur préféré.
2.
le BOITIER
C’est facile : prenez le boîtier en main, naturellement, et regardez si vos doigts sont prêts des touches et boutons de fonction. Prenez garde aussi à ce qu’un doigt ne passe pas trop facilement devant l’objectif ou le flash ! ! C’est très courant étant donné que les appareils sont de plus en plus petits !
C’est ce qu’on appelle l’ergonomie.
3.
le CAPTEUR
Il est soit CCD soit CMOS. Je ne rentrerai pas dans le détail. Les CCD équipent les compact, les CMOS équipent les reflex. Attention :les capteurs des compacts grand public ne donne pas une image au rapport 24x36 comme les appareils « argentiques » que vous connaissez tous. C’est à dire une image 10x15 cm. L’image est plus courte. 10x13 cm. Si vous êtes habitués ça va changer un peu votre façon de voir les choses. C’est aussi pourquoi dans certain labo photo, vos images numériques sont recadrées en 10x15. Ceci rogne l’image et si votre cadrage est vraiment précis
pile poil il vaut mieux demander s’il est possible de rester en 10x13 cm. Pareil pour les agrandissement. 20x30 cm ou 20x26,5 cm ? ?
Mais je vous rassure, comme pour les appareils pro, les capteurs au rapport 1,5 ( comme le 24x36 ... 36 divisé par 24 = 1,5 ) pointent déjà le bout de leur nez.
4.
les PIXELS du capteur.
Comme l’on parle d’appareils de marque, à partir de 2 millions c’est bon. Petite condition tout de même : avoir un objectif digne de ce nom, lumineux, avec de vraies lentilles en verre ( voir plus loin). En réglant l’appareil sur « haute qualité » à la prise de vue, les agrandissements 20x30 sont encore très bien.
Bien sur, plus il y en a, mieux c’est. Mais au delà de 5 millions, je doute que l’oeil humain voit la différence sachant que 99,5 % des tirages se font en 10x15cm ! Encore une fois je le dit, ces quelques lignes sont destinées au « grand public ».
Ha oui, j’allais oublier ... ne tenez pas compte de la fonction
zoom numerique qui grossit les pixels de façon logiciel ou
interpolation qui permet de rajouter des pixels par l’intermédiaire d’un logiciel. La qualité de la photo en souffre plus qu’autre chose !
5.
les PIXELS du format de l’image et la COMPRESSION.
Généralement, vous avez le choix entre 4 formats d’image ( ou 4 qualité d’image) : Excellente - Haute – Moyenne – Basse.
Vu que généralement vous avez aussi le choix entre plusieurs compression ( JPG ou pas du tout) et que ça dépend aussi du nombre de pixel du capteur cela nous donne un tableau « croisé » et complique un peu ( beaucoup) les choses.
Prenons exemple avec un appareil de 2,1 millions de pixel.
Je vous rappelle ( apprend) aussi qu’un appareil travaille avec une définition de 72 DPI.
Notre image en :
A) Excellente qualité sans compression ( chez moi le TIFF) = 1600 x 1200 pixel = une image de 56 x 42 cm en impression telle quelle = 5,5 Mo image ouverte dans un logiciel de retouche = 6 photos sur une carte mémoire de 32 Mo.
B) Haute qualité + faible compression JPG = 1600 x 1200 pixel = une image de 56 x 42 cm en impression telle quelle = 5,5 Mo image ouverte dans un logiciel de retouche ou = 1,25 Mo enregistrée en JPG = 22 photos sur la carte.
C) Moyenne qualité + faible compression JPG = 800 x 600 pix = 28 x 21 cm = 1,4 Mo ouverte = 390 Ko en JPG. = 80 photos sur la carte.
D) Basse qualité + faible compression JPG = 640 x 480 pix = 22 x 16 cm = 900 Ko ouverte = 257 Ko en JPG = 125 photos sur la carte.
Pensez que pour chaque qualité vous avez le choix entre 2 compressions ; faible ou élevée. On peut donc encore diminuer la taille en Mo ( Ko) des images.
Conclusions de ce petit exercice :
Avant votre prise de vue et pour vous aider à trouver le meilleur compromis réglage / qualité, pensez à l’utilisation que vous voulez faire de votre photo.
- Pour un tirage papier, une haute qualité s’impose mais vous ferez moins de photos sur la carte mémoire. Donc achat presque obligatoire de carte supplémentaire. Il en existe en 128 Mo et même 1Go en micro drive. ( c’est selon la marque d’appareil choisi)
Vous pensez mettre une centaine de photos sur votre 128 Mo …. Héhé … avez vous les batteries nécessaires ? ? nous verrons ceci plus loin !
- Pour se faire un album sur l’ordinateur, qualité moyenne. Mais attention vous ne pourrez faire des tirages 10x15 qu’avec un capteur de 4 millions de pixel ou plus.
- Pour envoyer à vos amis par internet il faut un petit fichier (en Ko) donc basse qualité.
- Pour mettre sur votre site internet la basse qualité donne un fichier encore trop gros ( en Ko). Il vous faudra modifier et la taille en pixel de l’image et compresser un peu plus en Jpg jusqu’à obtenir un fichier de 50 Ko, c’est l’idéal lorsqu’on visite un site. L’image se télécharge rapidement.
IMPORTANT
Votre oeil averti aura remarqué la taille de l’image en cm. Celle ci est très grande ( 56 x 42 cm), c’est pourquoi malgré la faible définition en DPI ( 72 ), votre tirage 10 x 15 cm sera super bon. Ceci pour dire que lorsque vous tripatouiller et modifier une image, ne changer jamais sont format en cm. C’est l’imprimante ou la tireuse photo qui réduira l’image sans toucher son format. Ceci explique aussi que lorsque vous créez une image avec votre logiciel de retouche, si vous lui donner 10 x 15 cm, il faudra aussi lui donner 300 DPI pour un tirage de qualité équivalente. Mais là on entre dans la création … c’est une autre histoire !
6.
l’ OBJECTIF
La qualité d’une image dépends certes du capteur CCD mais aussi et beaucoup de votre objectif.
Vous devez connaître 2 mots : focale ( F ) et ouverture ( f : )
La focale ( F ) est ce que voit l’objectif, l’angle couvert et s’exprime en millimètre ( Mm). Heureusement pour nous, ( et pour moi parce que je ne me souviens plus des équivalences par coeur) les fabricants font souvent référence aux focales des appareils 24 x 36.
En résumé : focale de 50 Mm = champ de vision de l’oeil humain.
Focale inférieure à 50 Mm ( 28 ou 35 sont les plus utilisées) = grand angle. Le champ de vision est large, idéal pour les paysages mais aussi un groupe de personnes autour d’une table quand on a peu de recul.
Focale supérieure à 50 Mm ( 80 – 100 – 135 pas plus sur les numériques) = téléobjectif. L’angle de vision est restreint et donc rapproche le sujet. Pour le portrait ou les sujets un peu éloignés.
Une focale de 50 mm en argentique ( pellicule 24x36 ) est à multiplier par 1,5 à 1,65 suivant les marques. Donc, un 50 mm ( 24x36 ) donne un 75 mm environ en numerique.
L’ouverture ( f : )
C’est la quantité de lumière que laisse passer votre objectif. Elle s’exprime en une série de chiffre :
f : 2,8 – f : 4 – f : 5,6 – f : 8 – f : 11 et f : 22 sont les plus utilisées.
Plus le chiffre est petit ( 2,8) plus l’ouverture est grande plus il rentre de lumière ( à apprendre par cœur )
Et donc … je vous écoute ! plus le chiffre est grand ( 22) plus l’ouverture est petite moins il rentre de lumière ! C’est comme la pupille de notre œil.
Mais aussi : plus l’ouverture est grande ( 2,8) plus l’appareil est cher car plus les lentilles qui constituent votre objectif doivent être de qualité ! et c’est bien connu, la qualité ça se paye !
Un zoom ? qu’est ce que c’est ?
C’est un objectif qui couvre plusieurs focales. Zoom 28-135 mm par exemple remplace tous les objectifs de la focale 28 à la focale 135. Pour eux, on trouve noté 2 ouvertures ( f : ) Celle qui corresponds à la position grand angle ( 28 dans notre exemple) et celle qui corresponds à la position téléobjectif ( 135 ).
Si les ouvertures du grand angle sont souvent acceptables, attention à celle du téléobjectif ! C’est souvent désastreux ! il faut absolument que là aussi le chiffre soit le plus petit possible ( autour de 5,6 c’est bien)
Sinon, autant mettre un cul de bouteille devant l’appareil, la lumière passera aussi bien ! ( faut absolument que je trouve les correspondances des ouvertures en numérique car là je parle en 24x36 et j’ai peur de vous perdre ! … de toute façon c’est pareil, plus le chiffre est petit meilleur c’est )
Attention : le zoom doit être impérativement dit « optique ». Le passage d’une focale à l’autre, est le travail des différentes lentilles qui constituent votre objectif.
On nous trompe avec des zooms « numériques ». Dans ce cas ce n’est qu’un grossissement des pixels par logiciel qui donne l’illusion d’un rapprochement. Cette méthode est un
désastre pour la qualité de l’image et pas besoin d’être un pro pour le voir à l’oeil nu.
7.
le FLASH
Point sensible des appareils numériques. Ils sont de plus en plus petit donc ne comptez pas envoyer un éclair à plus de 4 m. Et comme ils sont de plus en plus prêt de l’objectif, les yeux seront encore et toujours rouges.
Je conseille donc fermement haut et fort de trouver un appareil avec une prise pour flash additionnel. Le bon gros flash de papa que vous pourrez utilisez avec toujours cette satanée condition : pouvoir passer en mode manuel pour pouvoir afficher le diaphragme que vous ordonne ledit flash sus nommé plus avant.
Du coup, vous pourrez l’éloigner de l’appareil, une dizaine de cm suffisent et au revoir beaucoup d’yeux rouges. Je n’ai jamais vu fonctionné correctement les anti yeux rouges des appareils.
8.
les BATTERIES
Avec son moteur, son autofocus, son informatique et surtout son écran de contrôle, l’ appareil numérique est très très très gourmand en énergie.
Oubliez vite les piles classiques ( sauf cas de force majeur) est veillez à ce qu’il accepte les batteries rechargeables. Les mieux du moment sont les accus Nickel – Hydride ( Ni-MH) . Ils ont 2000 mAH ou plus ( mili ampere) alors qu’une pile 1400) ce qui les rends plus costauds et surtout ils n’ont pas de « mémoire ». C’est à dire que l’on peut les recharger même s’ils ne sont pas vide complètement.
HA qu’il n’est pas facile de choisir dans tout ça! ! ! !
Je récapitule :
Un appareil photo numérique doit posséder les atouts suivant pour un tirage jusqu’au 20 x 30 cm :
etre acheté chez un photographe
Etre d’un fabricant de matériel photo
Capteur CCD ( compact ) CMOS ( reflex )
2 millions de pixels minimum ( je pense à toutes les bourses)
une image d’un format 1200 x 1600 pixels minimum
un zoom optique le plus lumineux possible ( rappelez vous : un petit chiffre)
une prise pour flash externe
accepter les batteries Ni-MH
Je n’ai pas parlé des différentes carte mémoire. Elles font « jeu égale » et n’ont pas de gros défauts qui les désavantageraient. Enfin je pense.
Le reste des fonctions que vous pourrez trouver feront la différence si vous hésitez entre 2 modèles qui possèdent tout ça.
Malheureusement j’ai pu constater que sur 2 appareils identiques ( même marque même modèle même condition de prise de vue) , il y avait une grave différence de qualité ! En fabrication de composants informatique, la constante qualité est dure à tenir.
-->Message édité par emcdeux le 12/04/2006 13:49:07<--
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J'aimerai bien aller dans le futur pour voir le passé qui m'attends.