Explication astronomique :
En supposant le mouvement de la Terre comme parfaitement constant, on a défini la seconde de temps solaire moyen (TSM), soit 1 seconde =1/86400 jour solaire moyen.
L’utilisation de cet étalon de durée et les progrès accomplis par la mécanique céleste ont permis de prévoir avec une grande précision les mouvements apparents du Soleil, de la Lune et des planètes . On a alors observé des retards et des avances systématiques de l’ensemble des positions, ce qui met en évidence les insuffisances de l’étalon utilisé. Celles-ci sont dues à des irrégularités du mouvement de rotation de la Terre. Les irrégularités de durée du jour sont très faibles ; une partie est périodique, l’autre séculaire. La composante séculaire correspond à un accroissement de 0,0016s de la durée du jour par siècle.
L’origine de ces variations ne sont pas toutes connues . Une grande partie de ce ralentissement du mouvement de la Terre est due à la perte d’énergie par les effets de marée.
Le mouvement cinétique de la Terre ne se conserve pas au cours du temps, une partie étant transférée à la Lune. ( Une étude des coraux de la période géologique dévonienne [ environ - 370 millions d’années] montre qu’à ce moment là , la durée du jour était d’environ 22 heures).
Depuis la fin des années 60, l’étalon de durée est défini par un phénomène de physique atomique (
le niveau d’énergie fondamental de l’atome de césium 133 se décompose en 2 sous-niveaux selon la direction relative des spins de l’électron et du noyau ; la fréquence de transition entre ces 2 sous-niveaux est posée comme étant égale à 9 192 631 770 hertz, ce qui définit la durée de la seconde, qu’on appelle " seconde de temps atomique ") . L’échelle de temps atomique est la plus régulière que l’on sache réaliser actuellement.
Ainsi, les irrégularités du mouvement de la Terre font que la seconde de TSM ( voir ci-dessus) allonge par rapport à la " seconde atomique " . On introduit régulièrement des corrections de façon à ce que l’écart entre les 2 durées ne dépassent pas 0,76 s , ce qui revient à rallonger la durée de l’année ! Ainsi déjà le 31 décembre 1979, la dernière minute avait duré 61 secondes !
Le " temps " que nous utilisons est donc un compromis entre les exigences de la physique atomique et celles des mouvements planétaires.

Aide biblio : L. Bottinelli , M. Gerbaldi, L. Gouguenheim ( université de Paris-sud)
>>>> Querçy : Tu as raison, cela apparaît clairement en un lieu donné : en surveillant au cours du temps, les levers ( ou couchers ) successifs du soleil . On peut vérifier que le soleil ne se lève pas toujours au même point de l’horizon ; l’affirmation " le soleil se lève à l’est " n’est que très approximative ! Avec ton APN sur un pied fixe, prend un cliché chaque matin du lever du soleil, tu verras que le point ira de plus en plus vers le nord jusqu’en juin puis reviendra vers le sud ensuite .
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La différence entre le génie et la connerie, c'est que le génie a des limites !