http://fr.news.yahoo.com/afp/20070927/tcu-medias-audiovisuel-7b903d2_2.html
PARIS (AFP) -
William Leymergie , l'un des animateurs vedette de France 2, a été mis à pied jeudi et ne présentera pas l'émission matinale "Télématin" pendant deux semaines, à la suite d'une altercation qui l'a opposé à l'un de ses collaborateurs.
La sanction démarrera le lundi 1er octobre, a indiqué dans un communiqué la direction de France 2, qui a pris sa décision après avoir rencontré les deux protagonistes. L'animateur devrait donc présenter "Télématin" vendredi, en direct.
William Leymergie, âgé de 60 ans, a eu un comportement "très violent" à l'égard de Jean-Philippe Viaud, chroniqueur théâtre dans l'émission matinale de France 2 "Télématin", mercredi 19 septembre en marge de l'émission, selon la version de M. Viaud rapportée par les syndicats.
Après l'avoir insulté, William Leymergie aurait "tenté de l'étrangler", ce qui a provoqué une perte de connaissance de M. Viaud, nécessitant l'intervention des pompiers et une journée d'incapacité, toujours selon les syndicats.
Selon l'enquête menée par la direction de France 2, "il s'agit d'une altercation entre deux hommes, le ton est monté des deux côtés. William n'a pas rempli son rôle de patron et commis un acte tout à fait condamnable", a indiqué à l'AFP Philippe Baudillon, directeur général de la chaîne.
"Il y a une sanction à l'égard de William et j'envoie une lettre aux deux personnes pour leur rappeler la nécessité de travailler dans le respect mutuel", a précisé M. Baudillon.
Interrogé sur l'avenir de Jean-Philippe Viaud à "Télématin", Philippe Baudillon a souligné que les deux hommes "s'entendent en fait très bien".
William Leymergie ne souhaite pas s'exprimer à ce sujet, selon France 2.
Dans un communiqué, la direction "souligne la réussite de +Télématin+ dans sa longévité et dans la pérennité de son audience, ainsi que le travail de qualité effectué par le producteur et l'ensemble de l'équipe".
Selon le SNRT-CGT, les syndicats sont intervenus auprès de la direction à plusieurs reprises dans le passé en raison du comportement de M. Leymergie. "Le problème, c'est que la direction réagit très mollement car elle considère que William Leymergie, qui ramène plus de 40% de part de marché, peut être traité différemment d'une autre personne", affirme Luc Deleglise, délégué SNRT-CGT.
"Cela fait des années que l'on dénonce les agressions de William Leymergie à l'égard de ses collaborateurs, dont beaucoup ont un statut précaire", selon le SNJ. "On est passé d'une violence psychologique à une violence physique", ajoute Maryse Richard, délégué du SNJ.
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