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C'était encore une de ces froides journées d'hiver ...

Umanimo le 29 octobre 2006 à 18h55
Nouveau topic créatif avé des mots.

Le principe: on part de la petite histoire commencé par Sonia dans les "mots imposés". Sonia désigne la personne qui prend la suite avec ou sans mots imposés (de un à quatre), ça dépend de l'envie de chacun.
Cette personne continue l'histoire. Essayez de ne pas mettre 10 pages. Il me semble qu'un ou deux paragraphes par personne, c'est une bonne moyenne.

Si vous constatez que quelqu'un d'autre vous a "grillé" et posté une suite avant vous, merci de supprimer votre message (pour ça cliquez sur cette image < inclued picture > et cochez la case "supprimer ce message" avant de valider en cliquant sur "poster ce message")

Je vais rajouter au fur et à mesure sur ce message ceux et celles qui ont envie de participer. Si de nouvelles personnes se présentent, elles peuvent demander à faire partie de la liste.


Personnes souhaitant participer à l'histoire:


darius41
nel25530
plfce
Pobemer
PotronMinet
Sonia30
Umanimo
Virodan






sonia30
C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.

chaumiéres - clochard - tapis- panneau

Umanimo
Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.

"flute".

potronminet
Et la lune justement lui jouait qq tours. A chaque bulle de son dernier verre de Champomy, l'air d'une flûte lui annonçait la meute des chasseurs: Pan Pan ... Le remugle odorant de sa dépression intestinale lui rappelait la vie, la naissance de son enfant ... "

virodan
Je ne suis pas certain d'avoir tout compris, mais ce que je sais, c'est que cette brave femme, qui a déjà un certain âge, les faisait courir aussi en plein soleil.
Le son de sa flûte était le signal du ralliement dans sa fermette bâtie en pierre brute du pays.

Mots imposés : travail, santé.

pobemer
Celui-là justement pour lequel toute une vie de dur labeur, acharnée au travail, en dépit de sa santé, elle n'arrêtait pas de penser. Qu'était-il devenu ? Un jour matin il avait quitté la maison chaude et bien entretenue, pour s'en aller sur les chemins de France et de Navarre. Sans doute à cause de cette jeunette, de qui il s'était amouraché, et qui l'avait fait souffrir comme une démone qu'elle était.

-légion étrangère -sable

sonia30
D'aprés un courrier envoyé des Légions étrangéres,cet homme était en afrique. L'afrique? ce nom lui sonnait tellement mystérieux, a elle, qui n'avait voyager que par les histoires de ses amants...
Le fait est que malgrés sa souffrance et son départ précipité, cet homme lui avais fait verser la pension, ce qui lui permettai de vivre.
Elle se surpris quelquefois a imaginer l'odeur du sable collé a sa peau...

villageois-fontaine-paris

umanimo
Lorsqu'elle eu posé ses quelques crèpes enveloppées de papier sulfurisé à même les pierres froides de la fontaine du village, elle attendit le chaland et se remit à rêver.

Cet amant si mystérieux, la dernière fois qu'elle en avait entendu parler, il était à Paris. Il lui avait dit qu'il allait la sortir de son trou, lui avait promis monts et merveilles.
-Tu verras d'autres figures que tes villageois frustes, tu es une reine et Paris te reconnaitra comme telle.

farine ; ludique ; torpedo

plfce
Elle rêvait qu'il la faisait monter dans sa torpedo noire et lui faisait faire la tournée des grands ducs, Maxim's, les folies bergères, le moulin rouge, tant et tant de lieux prestigieux qu'elle ne pensa pas un instant qu'il pouvait la rouler dans la farine.
Au contraire dans sa candeur naîve, elle croyait à une promenade ludique.

magasin, métro

pobemer
Hélas ce n'était qu'un gigolo :( Elle qui croyait faire les fourreurs, les bijouteries, loger dans les plus grands hôtels, dut bien vite déchanter ! Elle n'eut bientôt plus un sou, dut faire des dettes au petit magasin, et mendier sa croûte à la sortie du métro.

chaîne, charbonnage

umanimo
Une fillette aux joues rondes et rouges comme des pommes d'api, juchée sur un vélo trop grand pour elle, un vélo dont la chaine, rouillée, grinçait sur un ton aïgu, vint lui acheter trois crèpes.

La vieille ermite lui sourit. Après Paris, elle était allée aux "Charbonnages de France" mendier un travail. Il avait été dur et elle se souvenait avoir vu des enfants encore plus jeune que cette petite fille trimer durement dans la mine.

louvoyer ; allemand ; tordue

plfce
Dans cette mine elle avait l'air, mine de rien, toute tordue à force de pomper cet air dont tout le monde avait besoin dans ces galeries qui ne font que louvoyer dans le ventre de la Terre.

Ce qui la faisait tenir c'est que ces galeries étaient de vraies tours de Babel. On y rencontrait aussi bien des français, des allemands, des polonais et tant d'autres nationnalités, des gens avec leurs us et coutumes, un enrichissement permanent.

bagage, humanité, ténèbres

umanimo
Cette humanité diverse lui plaisait. Ils avait raison sur un point, le gigolo qui l'avait entrainé dans cette galère: elle voyait d'autres visages que les villageois bornés de son pays natal.
Malgré l'épuisement, le froid ou le trop chaud, le noir des galeries, elle avait l'impression de sortir des ténèbres.
Le maigre bagage de son savoir paysan s'enrichissait au contact de ces cultures différentes.


gastéropode ; pastèque ; corpulent ; assumer

pobemer
C'est ainsi qu'elle avait appris à manger des gastéropodes et des pastèques, bon moyen de lutter contre les kilos, car son corps était du genre corpulent. Elle pouvait assumer le poids jusqu'à un certain niveau, mais ses jambes et ses pieds souffraient de cet excès. Elle trouvait difficilement des choses à se mettre sous la dent qui ne soit pas calorique ou essentiellement composé de féculents.


Bien-être, rangement, couvertures

sonia30
et des années aprés, elle en était là: seule, dans sa montagne, alors que tous les villageois ne parlaient que de bien etre (c'était a la mode), elle passait ses journées a s'occuper des ses quelques animaux, a faire du rangement quand il fesait trop mauvais dehors, et la nuit venu, s'enroulant dans les couvertures, elle revait a Paris...haaaaaaa, Paris...!

> inventions, serveuse, carreaux, contrat

umanimo
L'excés de poids, elle ne savait plus ce que c'était, depuis qu'elle était revenue au village, après la folle course à travers l'Europe qu'elle avait vécue dans sa jeunesse.

Maintenant, elle avait juste assez de nourriture pour entretenir son corps vieux et fatigué.

Que de métiers elle avait fait, pendant cette période étrange et passionnante! Après la mine, elle était devenue serveuse dans une maison "spéciale". Elle montait les plateaux à ces messieurs dames. Son contrat spécifiait qu'elle ne devait pas faire concurence aux demoiselles.

Puis elle avait fait le ménage d'un homme qui faisait des "inventions", lavé les carreaux des paillasses, encombrées de cornues, d'éprouvettes et de tubes à essais.


poubelle ; chien

plfce
Elle faisait tellement bien le ménage qu'elle mit à la poubelle, le dossier sur lequel il travaillait depuis deux ans, une étude sur le comportement des chiens dans la foule d'une foire aux bestiaux au Turkménistan.
Il entra dans une colère folle, et lui mit la tête à l'envers d'un aller et retour magistral. Elle par un réflexe d'auto défense lui balança un coup de pied à un endroit que rigoureusement ma mère m'a défendu de nommer ici (sic un grand monsieur).

Après un moment de récupération physique et mentale, il la vira avec pertes et fracas et elle se retrouva une fois de plus à la rue.

cantine, chimère, réalité

virodan
En réalité elle ne resta pas longtemps à la rue, car une amie qui tenait une cantine lui proposa une place dans sa boîte.
Pas une place importante, même pas une chimère, juste de quoi tenir le coup quelque temps.

bouteille, champignon, amitié

umanimo
La nuit tombait sur le village. Avec un soupir elle remballa ses crèpes. A part la fillette aux joues rouges, personne ne lui en avait acheté. Elle pouvait sentir l'hostilité des habitants autour d'elle. Pas un qui ne l'honnora de son amitié.

Certes, depuis son jeune temps, elle avait pris de la bouteille. Cela ne la blessait plus comme avant. Mais elle songeait surtout qu'elle était devenue l'étrangère, alors qu'elle était née ici, comme eux tous.

En remontant vers sa cahute, elle vit un homme appuyé au parapet du pont. Etonnée, elle reconnu l'Albert. Celui là avait été le plus fervent de ses admirateurs et aujourd'hui le plus féroces de ses détracteurs.

"Bonsoir Louise", dit-il d'une voix à peine audible.
Elle eut un petit rire intérieur et demanda ironiquement, avisant un panier d'osier au bras du vieil homme:
"Tiens, l'Albert, tu vas aux champignons à c't'heure?"


puce ; rigolo ; tamponner

sonia30
Il se gratta derrière la tête comme s'il avait des puces. Qu'elle lui adresse la parole, aprés tout ce qu'il avait raconté à son sujet, c'était étonnant...
En fait, ça la faisait rire intérieurement, elle se disait qu'ici il n'y avait que des rigolos...elle avait vécu à Paris, elle!
Elle avait vécu la mine, la restauration et ses horaires impossibles, elle avait même tamponné les tickets à l'entrée d'un cinéma!
Eux ne savaient même pas ce qu'était un film!
Elle laissa là l'Albert, dérouté, et s'en fut vers sa montagne.

image- cascade- oiseaux- cheminés

virodan
Chemin faisant, l'image de sa vie passée et de ses aventures lui revenait dans sa mémoire.
La capitale et les autres grandes villes visitées ne valaient pas sa montagne, avec ces cascades et tous ces oiseaux qui la saluaient en chantant à son passage.
En se retournant elle pouvait apercevoir, dans la vallée, les maisons d'un village avec leurs cheminées dont certaines commencaient à émettre leurs fumées en ce début de soirée.

cuisine - espoir

plfce
Elle imaginait les habitants dans leur cuisine, assis autour d'une table en bois, lapant leur soupe en faisant des grands sloups, car chez ces gens là.......elle s'égare dans une chanson qui reprend la vie de ces gens et contrairement à cette chanson, elle savait qu'il restait un espoir de les voir sortir de leur moyen-âge, comme elle avait pu le faire.

boudin, avion, sous-marin

umanimo
Tout en ahanant sur le sentier escarpé, où elle posait les pieds avec précaution à cause de la nuit, elle se revoyait à nouveau dans cette cantine lugubre, torchant des plats graisseux dans lesquels on voyait plus souvent d'épaisses et grossières saucisses que de délicats boudins aux pommes.

Elle se souvint d'un homme étrange qui venait là et qui la regardait souvent de dessous ses sourcils gris. "Tu as un ticket, lui disait son amie, en riant". Mais Louise sentait bien qu'il y avait autre chose.

L'homme la suivi un soir et s'approchant d'elle (son coeur battait à tout rompre: et si c'était un assassin?): et lui chuchota:
-mademoiselle, vous m'avez l'air intelligente sous vos dehors grossiers ("merci", pensa-t-elle, vexée), voulez vous faire le sous-marin pour moi?

Il l'entraina dans un boui-boui bruyant et lui expliqua en quoi ça consistait. Il fallait porter les plans d'un avion, des plans très secrets, à une personne résidant dans un autre pays.

Louise en resta bouche bée. Une espionne, elle!

mort ; vélocipède ; sanctionner ; étrange

virodan
Une espionne moi? Comme c'est étrange. Elle ne cessait de se poser cette question dans sa tête.
L'inconnu lui avait précisé qu'elle devrait faire une partie du trajet à vélocipède. Mais - répondit-elle - je n'ai jamais fait du vélo!
Alors, rétorqua le méchant bonhomme, vous ne remplissez pas les conditions pour effectuer cette très importante mission, dont l'échec pourrait être sanctionné par la peine de mort.

différend - livre - guerre

sonia30
A cet instant, un déclic se fit dans sa tête. Il fallait qu'elle le fasse. Elle supplia l'homme de lui laisser une chance, aprés tout, le vélo ça devait pas être si compliqué que ça!
Il opina du chef et lui signifia qu'elle devait se rendre dans un pays en guerre, c'est pour cette raison que le vélo serait plus discret et approprié.
Une fois sur place, elle devrait repérer un type qui avait volé un livre trés important.
Elle voulut en savoir plus mais l'homme tourna les talons en disant simplement: "je vous recontacte bientot".
Elle eu la sensation qu'elle allait vivre quelque chose de fort.
C'est à cause de cette histoire que les différends entre elle et le reste du village commençérent...

église - eau de vie - canons - patauger

plfce
Effectivement le rendez-vous devait avoir lieu dans une église.
Avant d'enfourcher son vélo, pour se donner du courage, elle commença à boire des canons de vin de la région, et comme la boule dans son ventre ne partait pas, elle finit par de l'eau de vie.
Sur la route qui n'était plus assez large pour elle, elle chantait à tue tête, elle mélangeait l'Avé Maria de Gounot et le Zizi de l'ami Pierre Perret.
Dans un virage, elle perdit complètement les pédales et s'étala dans la fontaine du village, où elle se mit à patauger lamentablement.

maréchaussée, tonnerre, gamin, bétonnière

umanimo
Un gamin qui assistait à la scène partit en courant prévenir la maréchaussée. Que la Louise, la plus belle fille du village se conduise ainsi, cela fit comme un coup de tonnerre.

Cependant, assisse sur le bac du poste de police, la pauvre fille gémissait qu'elle avait l'impression que sa tête était devenu comme une bétonnière: ça tournait, ça tournait et ça se mélangeait tout là dedans.

déconnecter , profil , recherche , aide

virodan
Le Brigadier se mit à chercher dans son écran quel article du Code concernait cette grave affaire. Il ne trouva rien, même après avoir appuyé sur la touche "aide".
Il arriva rapidement à la conclusion que le profil de Louise était simplement celui dune personne momentanément déconnectée, et il la laissa libre dès qu'elle eut recouvré ses esprits.

boisson - marche

plfce
Après cette nuit passée dans la cellule de dégrisement de la gendarmerie, quand elle se retrouva dehors, elle pensait mais un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus à user et abuser de boissons alcoolisées.
Tout à coup lui revint le motif de cette parenthèse vineuse, et s'armant de nouveau d'un courage sortit du plus profond de son être, elle se remit en marche vers ce rendez vous manqué en espérant qu'il n'était pas trop tard.

torgnolle, bagnole, frivole

sonia30
Elle se remit en route, encore un peu de groggy par la torniolle que lui avait mis le gendarme pour la dégriser un peu. Il n'y etait pas allé de main morte le bougre!
Elle arriva enfin a l'église, devant etait garé une grosse voiture noire, "une bagnole" comme les appellent les parisiens.
Elle déparayait un peu dans ce lieu de culte, avec son air frivole elle etait bien loin de ressembler a une bonne soeur!
Il le vit, assis là. On aurait dit qu'il priait. Elle n'avait pas manqué son rendez-vous, le sort en etait jeté.

s'extasier - gant - ventilateur

darius41
Pendant qu'elle attendait, derrière elle, un homme immobile la regardait, en train de s'extasier devant sont physique altier. Il faut dire qu'elle était bien faite de sa personne, portait bien la toilette. Même ses mains, étaient gracieusement masquées par une paire de gants de peau. Il faisait chaud d'un coup, l'air devenait étouffant... elle attendait, un peu dépitée, par le fait de son impatience ... elle aussi aurait eut besoin d'un ventilateur, pour empêcher la chaleur de la dévorer entièrement. Elle s'approcha enfin décidée, de l'homme avec qui elle avait donné rendez-vous.

charmant - angoisse - courage - militant

umanimo
En s'approchant, elle ne pu s'empêcher de remarquer qu'il était charmant.
-La mission? dit-elle en s'asseyant à côté de lui"
Sans mot dire, il lui glissa dans la main un bout de papier tout froissé, se leva aussitôt et après un rapide signe de croix, il sorti de l'église.

Elle fit semblant de prier en serrant dans sa main le bout de papier. Aurait-elle le courage d'aller jusqu'au bout? Il le fallait, malgré son angoisse. Elle glissa le papier dans son gant gauche, puis se leva à son tour.

A peine eut-elle fait deux pas qu'elle senti qu'on heurtait son coude. C'était l'autre homme, celui qui semblait l'admirer tout à l'heure lorsqu'elle attendait. Elle le trouvait bizarrement habillé. On aurait dit la caricature d'un militant syndical des années 30.

poutre ; tablier ; sauter

darius41
-"Attention", lui dit-il ... cette mission qui vous a été confiée mérite toute votre attention. Interloquée, elle lui demanda comment il savait cela ... elle avait eu l'impression de s'être cognée la tête sur une poutre, tellement cet avertissement continuait à vibrer en elle. Il lui révéla, qu'il la suivait depuis plusieurs jours, que la première rencontre avait eu lieu dans un restaurant, que lui-même cuisinier de son état avait revêtu un tablier, pour passer plus facilement incognito. Il décida de sauter plusieurs étapes, afin d'en arriver au point le plus crucial ...

Egypte - tombeau - arsenic - révélation

sonia30
c'est alors qu'il lui fit la révéralion lea plus importante qu'elle eu entendu de toute sa vie.
Tous ceux qui etaient au courants etéaient morts, non pas qu'on les ai abatus, mais ils s'etaient suicidés.Elle devait se rendre en Egypte, pays dont elle n'avait entendu parler que par son pietre amant qui lui contait alors le desert et la guerre. Il lui avait dit que les chevaux là bas avaient une bosse sur le dos et que les tombeaux ressemblaient a des entassement de grosses pieres hautes de plusieurs dizaines de metres... quelles foutaizes! Ce type là inventait vraiment n'importe quoi pour lui plaire!
L'homme de l'eglise lui remit alors un flacon d'arsenic, elle devrait l'utiliser sur elle en cas de danger, pour etre sure que le secret de sa mission ne serai jamais connu de personne.

Chat, bateau, djellaba, panoramique.

darius41
Après mure reflexion, elle commeça vraiment à se poser des questions... Le gars la menait-elle en bateau avec ces histoires de suicides. devait-elle continuer son chemin, afin de mener à bien sa mission. Il était important maintenant pour elle, d'éviter d'être vue. Elle acheta donc une djellaba,dont elle rabattu la capuche sur sa tête, et un appareil photo panoramique, afin d'avoir des clichés sur les différents lieux à visiter. C'est alors qu'un chat noir passa devant elle, coupant son chemin, ce n'est pas qu'elle soit superstitieuse, mais ...

frites - roulotte - cartes - tableau

virodan
... tout de même, sachant qu'elle devrait se déplacer en roulotte, elle se dit : "je devrai redoubler de prudence et consulter fréquemment ma carte".
Le tableau que lui avait brossé cet individu de sa mission était sinistre. Elle pensait souvent à ces produits mystérieux contenus dans le flacon, et se parlant à elle-même, elle se disait : "pourvu que je n'aie pas à avaler ces poisons, je préfèrerai, de loin, déguster des frites".

comédie - essence

nel25530
Elle se souvenait maintenant d'une phrase qui l'avait interpellée alors qu'elle était lycéenne. Elève douée mais qui ne fournit que le strict minimum, elle suivait une évolution scolaire normale. Néanmoins, il y avait une matière qu'elle affectionnait particulièrement : la géographie. Son professeur, un petit homme sec assez quelconque était très discret. On avait l'impression, lorsqu'il arrivait en cours qu'il frôlait les murs. Aurait-il pu les trouer qu'il l'aurait fait pour ne point se faire remarquer. Vêtu sobrement, toujours affublé de son long manteau foncé et se contentait d'un biscuit pour son déjeuner, il ressemblait plus à un moine puritain qu'à un éminent spécialiste de l'Orient.
"Vous aurez certainement à voyager" avait il lancé à ses élèves. "Sachez que nombre de contrées n'ont pas encore livré les secrets qu'elles recellement".
Cette phrase maintenant prenait tout son sens.

morceau - calibre - terre

plfce
sur le morceau d'asphalte qu'elle arpentait, elle avait le temps de se remémorer ces moments, car personne ne la prenait en stop, à tel point qu'elle se disait qu'avec un calibre ce serait certainement plus rapide, mais ayant les pieds sur terre, elle se dit également que ce serait moins discret.

chauffard, tracteur, van, bouricot

darius41
Elle ne cessait de cogiter, de repenser à ces derniers instants, émaillés de prudence, de souvenirs récurrents... Elle allait traverser la rue, quand soudain, une voiture grilla le feu qui venait juste de passer au rouge. "chauffard !" se mit-elle à hurler à pleins poumons. Elle qui venait d'arriver en ville depuis peu, commençait à faire l'apprentissage d'une certaine vigilence. Elle repensait à sa province, où les seuls véhicules qu'elle connaissait, étaient les tracteurs, les vans, voire même les bouricots tirant de lourdes charges.

méfiance - témérité - courage

nel25530
Il s'en fallut de peu que la voiture ne la heurte de plein fouet. Il ne pouvait s'agir que d'un acte volontaire. Maintenant sa méfiance était en éveil. Tout pouvait arriver. Il lui faudrait une bonne dose de courage, de la témérité même pour poursuivre sa mission.

ombre - histoire

darius41
Elle revint dans le moment présent, après avoir évité cet accident qui aurait pu être dramatique. Elle revint à la mission, et se rendit compte qu'elle allait devoir oeuvrer dans l'ombre, afin de ne pas se faire remarquer. Elle avait accepté cette mission, et l'enjeu était tel, qu'elle se plut à imaginer qu'elle aurait une part de responsabilité dans l'histoire, qui avait commencé à s'écrire...

ennemis - argent - secret

virodan
...dans la douleur et l'incertitude.
Car, se dit-elle, quel est mon intérêt dans cette histoire?
Il ne m'a pas encore parlé d'argent. Si j'admets qu'il puisse y avoir des secrets dans ma mission, on doit me reconnaître une bonne dose de courage et mon droit à une juste rémunération, compte tenu des ennemis que j'aurai à affronter.
Dans l'immédiat elle devait trouver le moyen de transport qui lui permettrait d'aller à l'endroit qui lui serait indiqué.
Et c'est dans la plus grande discrétion que...

rapidité - confiance

umanimo
... qu'elle se décida à "brûler le dur". Elle l'avait déjà fait à l'époque où elle s'était décidé à rejoindre son gigolo à Paris et ma foi, elle avait assez confiance en elle pour le tenter à nouveau.

C'est ainsi qu'elle se retrouva coincée entre deux ballots de tissus, secouée par les cahots d'un train de marchandises qui fonçait avec rapidité vers la Méditerranée.

Peu à peu elle s'endormit en rêvant d'exotisme et de danger.

Lueur ; pactole ; ruer

nel25530
Une intense lueur la tira brusquement d'un demi-sommeil. Les vibrations avaient cessé. Le wagon était à l'arret. A travers les planches disjointes, elle avait peine à distinguer le paysage mais le bleu très lumineux du ciel lui fit rapidement comprendre qu'on était en pleine journée. Pas un bruit, pas même un frisson. Il y a fort à parier que nous sommes en pleine nature, pensa t'elle.
Puis tout à coup des voix :
- "Pas la peine de se ruer sur le pactole. On a encore deux bonnes journées devant nous".
- "Tu es sûr que personne n'est au courant" ?

caisse - niveau - crâne

plfce
Ces voix semblaient sorties tout droit de l'enfer, caverneuses, gutturales, menaçantes. Elle sentait au niveau de l'estomac comme un grand poids, une sorte de peur irraisonnée qui montait jusqu'à la tête et qui jouait le tocsin dans son crâne. Elle essayait de se fondre dans l'ombre du wagon, à l'abri de la caisse contre laquelle elle était appuyée.

porte, fusil, fraise, pied-de-biche

darisu41
Soudain, elle entendit comme des bruits de coups contre la porte du wagon. Des bruits de grincements certainement causés par le passage d'un pied-de-biche, pour tenter d'arracher les planches de la porte. Elle se camoufla un peu plus derrière la caisse, et en posant ses mains sur le sol du wagon, du bout des doigts, elle senti une masse froide, métallique. Elle promena ses extrémités sur cet objet, et elle devina qu'il s'agissait du canon d'un fusil. Elle s'en saisit soudainement rassurée, en se disant que si l'une des deux personnes tentait de montrer sa fraise elle .....

hésitation - menace - disparaître

virodan
elle se sentait capable, sans hésitation et face à la menace, de la faire disparaître.

retour - sensationnel

nel25530
"On reprend tout, c'est trop mou. Je veux du sentionnel." hurla un homme.
"Je me demande si vous avez bien lu le scénario. Allez, chacun reprend sa place. Le caméraman, je veux que tu fasses un retour rapide sur le village lorsque le wagon s'arrête. Ca y est ? Silence, moteur, action"
Toujours tapie dans l'ombre, le fusil à la main, elle se demandait ce qui se passait autour d'elle.

morceau - sifflet - vieillot

umanimo
En même temps, ça tournait dans sa tête: "Ainsi ce n'était qu'une blague! La conspiration inquiètante, les menaces de mort, tout ça c'était du cinéma! Et bien va pour le cinéma, je vais leur en donner de la comédie, ils vont voir ce qu'ils vont voir!"
Un sourire malicieux flottait sur ses lèvres.

Usure ; rat ; tombereau ; laver

darius41
Tout ce temps passé, à écouter des messages, suivre à la lettre les avertissements, les recommandations ... une véritable usure pour les neurones. Elle n'allait pas en rester là, son temps, trop précieux, des heures perdues... On l'avait traitée comme un rat, et maintenant il lui fallait laver l'outrage qu'elle venait de subir. Elle se leva de l'emplacement, d'où elle cherchait à se protéger, et d'un coup d'un seul, elle se jeta à l'extérieur du wagon, et fonça tel un tombereau en direction des comédiens qui ...

courir - yeux - caméra - sol

virodan
abasourdis par l'apparition subite du personnage de l'intérieur du wagon, n'en croyaient pas leurs yeux.
Ce fut le "sauve-qui-peut" dans l'équipe, ils se mirent à courir dans toutes les directions. Le cadreur lâcha sa caméra qui tomba au sol, seul resta relativement calme le metteur en scène.
Il s'approcha de Louise et lui demanda ce qui lui ferait plaisir. Il était persuadé qu'il pourrait employer ce personnage pittoresque dans son tournage.
De son côté, elle pensait pouvoir tirer profit de la situation, et exposa ses revendications :

rôle - cachet.

umanimo
Elle avait posé le fusil entre ses jambes et s'était campée face au metteur en scène, les poings sur les hanches. Cela faisait un contraste amusant entre cette femme à la mise élégante, mais un peu échevelée et sa posture de commère.
Elle lança avec un accent de la campagne très prononcé (elle qui avait tout fait pour le perdre à Paris):
"C'est-y que vous v'lez me donner un rôle dans vot' film à c't'heure? Mais mon bon moosieur, va falloir parler de cachet et pas de cachet d'aspirine!"
Les comédiens, qui, la première peur passée, s'étaient rapprochés, éclatèrent de rire.

"On tient notre Fernande, s'écria l'auteur qui était venu voir ce qui faisait ce raffut".

Bulle ; tambour ; oser

plfce
Mais elle, reprenant conscience de la réalité, repensa au pourquoi elle se trouvait dans cette situation. En l'espace d'un court instant, elle se mit à revivre le film de ces dernières heures, cette mission qu'elle avait accepter de faire sans tambours ni trompettes, puis cette scène devant ses yeux avec des dialogues sortis tout droit d'une bulle de bande dessinée.
Quel chemin devait elle prendre, continuer cette aventure dans l'inconnu, ou oser proposer ses services à ces cinéastes ?
Le dilemme était grand.

rôle, engin, taxi,biscuit

darius41
Pour un rôle, c'était un sacré rôle ! il faut bien le dire. Elle sortit de sa torpeur, se dit que le jour venait de se lever... le réveil venait de sonner, de façon brutale, ce qui l'obligea à virer ce terrible engin d'un revers de la main. Elle se leva, se dirigea vers la cuisine, et déjeuna rapidement d'un simple biscuit.
remise de ce rêve, elle remit les pieds dans la réalité ... elle prit son téléphone, appela un taxi ...il fallait aller travailler ....dehors il neigeait...

umanimo
Dans le taxi, encore un peu endormie, elle se remémora son rêve. Elle s'était vu vieille femme dans un village hostile, seule et pauvre, habitant une masure. Puis, elle avait été la même femme, jeune, suivant à Paris un maquereau qui voulait la mettre sur le trottoir. Elle avait vécu alors une période si difficile : la mine, la misère, puis un curieux revirement la renvoya dans son village où un homme étrange lui proposa de devenir une espionne et d'aller en Egypte retrouver un manuscrit précieux. Mais cette mission s'avéra une comédie, un film que tournait un réalisateur un peu fou. Et, là, elle s'était réveillé.

Et maintenant en route pour le travail, elle se demandait où était la réalité. Ici dans ce taxi ou là-bas, dans ce pays où elle avait laissé cette autre elle même, elle aussi en proie au doute?

truc, engin, sinistre, éditer

darius41
Elle se dit alors, l'esprit plein de verve, qu'il fallait absolument écrire ce rêve, le faire éditer . C'était vraiment le truc le plus sinistre qui lui était passé par la tête. Alors que le taxi s'arrêta à un feu rouge, elle quitta cet engin, se mit à courir à grandes enjambées, lorsque soudain elle fut arrêtée par un individu ...

souvenir - étoiles - baleine - Egypte

plfce
...qui avait plein d'étoiles dans les yeux. Elle n'avait pas le souvenir d'avoir vu un jour de tels yeux, même dans les nuits magique et limpide de Égypte. Elle crut même y voir la constellation de la baleine, celle qui venait d'être découverte par des astronomes. - Vous n'auriez pas l'heure, mademoiselle ?
Et elle, subjuguée...

gare, aérogare, cigare, barbare

darius41
... resta mesmérisée, rien qu'en le fixant dans les yeux ! il avait dans le regard, la douceur d'un enfant, bien qu'il ait eut la taille d'un rugbyman, au faciés barbare. Sans crier gare, il lui décocha un sourire, à s'en faire péter le cigare ! elle sembla s'envoler, tel un avion d'un aerogare ... elle ne savait plus où elle ...

miracle - hôpital - campagne - adversaire

plfce
...habitait: à la ville, à la campagne ? Tout ce qu'elle savait, c'est que si il continuait à sourire ainsi, à moins d'un miracle, elle allait faire un infarctus et se retrouver à l'hôpital, sonnée comme après avoir reçu un uppercut d'un adversaire.
Fuir, rester, elle ne savait quoi faire.

attente - barbu - zouave - fierté

darius41
"Allez ressaisis toi ma fille !" pensa-t-elle promptement, comme pour retrouver sa fierté, devant cet homme, beau comme un dieu, barbu comme un seigneur. Il était là, immobile devant cette femme, dans l'attente d'une réaction de sa part, elle qui auparavant s'était retrouvée comme mesmérisée. Elle se dit qu'il fallait arrêter de faire le zouave, surtout, elle une femme du monde, tout de même... elle se prépara à tourner les talons quand ...

lunettes - sport - académicien - ouverture





-->Message édité par Umanimo le 26/11/2006 10:12:10<--
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sonia30 le 29 octobre 2006 à 18h57
hé bien Uma a toi l'honneur de "commencer la suite" ;)

avé les mots: chaumiéres - clochard - tapis- panneau :jap:
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Umanimo le 29 octobre 2006 à 19h51

C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.




chaumiéres - clochard - tapis- panneau


Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.


Virodan (si tu veux bien) à toi la suite avec un seul mot imposé: "flute".

[:Umanimo:9]
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PotronMinet le 29 octobre 2006 à 20h25
Je veux bien jouer avec vous :jap:

"Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.

Et sa lune justement lui jouait qq tours. A chaque bulle de son dernier verre de Champomy, l'air d'une flûte lui annoçait la meute des chasseurs: Pan Pan ... Le remugle odorant de sa dépression intestinale lui rappelait la vie, la naissance de son enfant ... "
Umanimo le 29 octobre 2006 à 20h30
PotronMinet, je te mets sur la liste des joueurs, mais le principe actuellement, c'est que la personne qui poste une suite désigne celle qui continue.
J'avais désigné Virodan. Il faut lui laisser un peu de temps pour répondre. S'il ne répond dans les 24 heures, tu prendras la suite, mais il faut que tu désignes aussi celui (celle) qui continuera avec ou sans mots imposés.


[:Umanimo:9] _je_sens_que_le_démarage_va_prendre_du_temps


[reédit]: j'édite mon édit, il n'était pas indispensable.
-->Message édité par Umanimo le 30/10/2006 07:19:21<--
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Virodan le 29 octobre 2006 à 22h23
Umanimo a écrit :




chaumiéres - clochard - tapis- panneau


Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.


Virodan (si tu veux bien) à toi la suite avec un seul mot imposé: "flute".


Je ne suis pas certain d'avoir tout compris, mais ce que je sais, c'est que cette brave femme, qui a déjà un certain âge, les faisait courir aussi en plein soleil.
Le son de sa flûte était le signal du ralliement dans sa fermette bâtie en pierre brute du pays.

La suite à PatronMinet. Mots imposés : travail, santé.
pobemer le 30 octobre 2006 à 11h22
/déviage

Comment on fait pour s'inscrire ?

/stop déviage
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De mes erreurs de jeunesse, ce qui me gêne le plus n’est pas de les avoir commises, mais plutôt de ne plus pouvoir les refaire.
sonia30 le 30 octobre 2006 à 11h50
pobemer a écrit :
/déviage

Comment on fait pour s'inscrire ?

/stop déviage


faut juste qu'Uma edite son post, par contre, si tu veut continuer là, pasqu'on attent patronminet qui vient po :chepa:
:hello:
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arob le 30 octobre 2006 à 11h56
sonia30 a écrit :



faut juste qu'Uma edite son post, par contre, si tu veut continuer là, pasqu'on attent potronminet qui vient po :chepa:
:hello:

< inclued picture > :D
pobemer le 30 octobre 2006 à 12h04
C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.


chaumiéres - clochard - tapis- panneau


Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.



"flute".


Et la lune justement lui jouait qq tours. A chaque bulle de son dernier verre de Champomy, l'air d'une flûte lui annonçait la meute des chasseurs: Pan Pan ... Le remugle odorant de sa dépression intestinale lui rappelait la vie, la naissance de son enfant ... "

Mots imposés : travail, santé.



Celui-là justement pour lequel toute une vie de dur labeur, acharnée au travail, en dépit de sa santé, elle n'arrêtait pas de penser. Qu'était-il devenu ? Un jour matin il avait quitté la maison chaude et bien entretenue, pour s'en aller sur les chemins de France et de Navarre. Sans doute à cause de cette jeunette, de qui il s'était amouraché, et qui l'avait fait souffrir comme une démone qu'elle était.

Mots imposés : légion étrangère, sable

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sonia30 le 30 octobre 2006 à 12h18
C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.


-chaumiéres - clochard - tapis- panneau-

Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.

-flute-

Je ne suis pas certain d'avoir tout compris, mais ce que je sais, c'est que cette brave femme, qui a déjà un certain âge, les faisait courir aussi en plein soleil.
Le son de sa flûte était le signal du ralliement dans sa fermette bâtie en pierre brute du pays.


-travail-santé-

Celui-là justement pour lequel toute une vie de dur labeur, acharnée au travail, en dépit de sa santé, elle n'arrêtait pas de penser. Qu'était-il devenu ? Un jour matin il avait quitté la maison chaude et bien entretenue, pour s'en aller sur les chemins de France et de Navarre. Sans doute à cause de cette jeunette, de qui il s'était amouraché, et qui l'avait fait souffrir comme une démone qu'elle était.

-légion étrangère -sable -


D'aprés un courrier envoyé des Légions étrangéres,cet homme était en afrique. L'afrique? ce nom lui sonnait tellement mystérieux, a elle, qui n'avait voyager que par les histoires de ses amants...
Le fait est que malgrés sa souffrance et son départ précipité, cet homme lui avais fait verser la pension, ce qui lui permettai de vivre.
Elle se surpris quelquefois a imaginer l'odeur du sable collé a sa peau...

mots imposés: villageois-fontaine-paris
-->Message édité par sonia30 le 30/10/2006 12:20:00<--
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Umanimo le 30 octobre 2006 à 14h28
Bon, je change les règles puisqu'il semble que de désigner une personne ça colle pas trop. On va faire plus simple: celui qui veut prend la suite avec les mots imposés du précédent. Par contre, si quelqu'un a posté entre temps, merci de supprimer votre suite surnuméraire. On va y arriver!

J'édite mon premier message et je rajoute ceux qui veulent participer.


[:Umanimo:9]
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Umanimo le 30 octobre 2006 à 14h42
C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.


chaumiéres - clochard - tapis- panneau


Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.



"flute".


Et la lune justement lui jouait qq tours. A chaque bulle de son dernier verre de Champomy, l'air d'une flûte lui annonçait la meute des chasseurs: Pan Pan ... Le remugle odorant de sa dépression intestinale lui rappelait la vie, la naissance de son enfant ... "

Mots imposés : travail, santé.



Celui-là justement pour lequel toute une vie de dur labeur, acharnée au travail, en dépit de sa santé, elle n'arrêtait pas de penser. Qu'était-il devenu ? Un jour matin il avait quitté la maison chaude et bien entretenue, pour s'en aller sur les chemins de France et de Navarre. Sans doute à cause de cette jeunette, de qui il s'était amouraché, et qui l'avait fait souffrir comme une démone qu'elle était.

Mots imposés : légion étrangère, sable




sonia30 a écrit :



D'aprés un courrier envoyé des Légions étrangéres,cet homme était en afrique. L'afrique? ce nom lui sonnait tellement mystérieux, a elle, qui n'avait voyager que par les histoires de ses amants...
Le fait est que malgrés sa souffrance et son départ précipité, cet homme lui avais fait verser la pension, ce qui lui permettai de vivre.
Elle se surpris quelquefois a imaginer l'odeur du sable collé a sa peau...

mots imposés: villageois-fontaine-paris




Lorsqu'elle eu posé ses quelques crèpes enveloppées de papier sulfurisé à même les pierres froides de la fontaine du village, elle attendit le chaland et se remit à rêver.

Cet amant si mystérieux, la dernière fois qu'elle en avait entendu parler, il était à Paris. Il lui avait dit qu'il allait la sortir de son trou, lui avait promis monts et merveilles.
-Tu verras d'autres figures que tes villageois frustes, tu es une reine et Paris te reconnaitra comme telle.

Mots imposés: farine ; ludique ; torpedo


[:Umanimo:9]
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plfce le 30 octobre 2006 à 15h34
Umanimo a écrit :




Lorsqu'elle eu posé ses quelques crèpes enveloppées de papier sulfurisé à même les pierres froides de la fontaine du village, elle attendit le chaland et se remit à rêver.

Cet amant si mystérieux, la dernière fois qu'elle en avait entendu parler, il était à Paris. Il lui avait dit qu'il allait la sortir de son trou, lui avait promis monts et merveilles.
-Tu verras d'autres figures que tes villageois frustes, tu es une reine et Paris te reconnaitra comme telle.

Mots imposés: farine ; ludique ; torpedo


[:Umanimo:9]


inscription demandée svp

Elle rêvait qu'il la faisait monter dans sa torpedo noire et lui faisait faire la tournée des grands ducs, Maxim's, les folies bergères, le moulin rouge, tant et tant de lieux prestigieux qu'elle ne pensa pas un instant qu'il pouvait la rouler dans la farine.
Au contraire dans sa candeur naîve, elle croyait à une promenade ludique.

mots: magasin, métro
sonia30 le 30 octobre 2006 à 15h48
[déviage] moi qui imaginais cette histoire au début du siecle, v'la qui a un métro et du papier sulfurisé :D :D [déviage off]
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pobemer le 30 octobre 2006 à 15h54
Elle rêvait qu'il la faisait monter dans sa torpedo noire et lui faisait faire la tournée des grands ducs, Maxim's, les folies bergères, le moulin rouge, tant et tant de lieux prestigieux qu'elle ne pensa pas un instant qu'il pouvait la rouler dans la farine.
Au contraire dans sa candeur naîve, elle croyait à une promenade ludique.

mots: magasin, métro

Hélas ce n'était qu'un gigolo :( Elle qui croyait faire les fourreurs, les bijouteries, loger dans les plus grands hôtels, dut bien vite déchanter ! Elle n'eut bientôt plus un sou, dut faire des dettes au petit magasin, et mendier sa croûte à la sortie du métro.


Mots demandés : chaîne, charbonnage
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De mes erreurs de jeunesse, ce qui me gêne le plus n’est pas de les avoir commises, mais plutôt de ne plus pouvoir les refaire.
Umanimo le 30 octobre 2006 à 17h34
sonia30 a écrit :
[déviage] moi qui imaginais cette histoire au début du siecle, v'la qui a un métro et du papier sulfurisé :D :D [déviage off]


Si tu parles du début du 20ème siècle, il y avait déjà tout ça. 1902 pour le metro. Pour le papier sulfurisé, je n'ai pas retrouvé la date, mais je pense qu'elle est assez ancienne.


[:Umanimo:9]
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Umanimo le 30 octobre 2006 à 17h42
pobemer a écrit :


Hélas ce n'était qu'un gigolo :( Elle qui croyait faire les fourreurs, les bijouteries, loger dans les plus grands hôtels, dut bien vite déchanter ! Elle n'eut bientôt plus un sou, dut faire des dettes au petit magasin, et mendier sa croûte à la sortie du métro.


Mots demandés : chaîne, charbonnage



Une fillette aux joues rondes et rouges comme des pommes d'api, juchée sur un vélo trop grand pour elle, un vélo dont la chaine, rouillée, grinçait sur un ton aïgu, vint lui acheter trois crèpes.

La vieille ermite lui sourit. Après Paris, elle était allée aux "Charbonnages de France" mendier un travail. Il avait été dur et elle se souvenait avoir vu des enfants encore plus jeune que cette petite fille trimer durement dans la mine.

louvoyer ; allemand ; tordue

[:Umanimo:9]
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plfce le 30 octobre 2006 à 23h36
C'était encore une de ces froides journées d'hiver, la neige tombait toujours à gros flocons.
Comme à chaque solstice, la vieille ermite descendait tant bien que mal vendre quelques crêpes au village.
On la reconnaissait facilement dans ses haillons, son visage ridé et terreux, qu'elle ne prenait même plus le temps d'au moins débarbouiller. Et pourtant, ce n'était pas les sources qui manquaient, là haut dans sa montagne.

chaumiéres - clochard - tapis- panneau

Les rideaux des fenêtres frémissaient à son passage. Dans chaque chaumière, on l'observait avec hostilité, caché derrière les panneaux de bois des volets.
Et les vieux grommelaient:
-Nous sommes un pays civilisé ici, on ne devrait pas y admettre de clochard. Regardez ses haillons, ne dirait-on pas qu'elle a ramassé de vieux tapis pour s'en couvrir"
Tous semblaient oublier qu'il y a longtemps, un temps où leur corps étaient vigoureux et leurs désirs ardents, cette femme là en avait fait courir plus d'un, par les nuits de lune pleine.

"flute".

Et la lune justement lui jouait qq tours. A chaque bulle de son dernier verre de Champomy, l'air d'une flûte lui annonçait la meute des chasseurs: Pan Pan ... Le remugle odorant de sa dépression intestinale lui rappelait la vie, la naissance de son enfant ... "

Mots imposés : travail, santé.

Celui-là justement pour lequel toute une vie de dur labeur, acharnée au travail, en dépit de sa santé, elle n'arrêtait pas de penser. Qu'était-il devenu ? Un jour matin il avait quitté la maison chaude et bien entretenue, pour s'en aller sur les chemins de France et de Navarre. Sans doute à cause de cette jeunette, de qui il s'était amouraché, et qui l'avait fait souffrir comme une démone qu'elle était.

-légion étrangère -sable

D'aprés un courrier envoyé des Légions étrangéres,cet homme était en afrique. L'afrique? ce nom lui sonnait tellement mystérieux, a elle, qui n'avait voyager que par les histoires de ses amants...
Le fait est que malgrés sa souffrance et son départ précipité, cet homme lui avais fait verser la pension, ce qui lui permettai de vivre.
Elle se surpris quelquefois a imaginer l'odeur du sable collé a sa peau...

villageois-fontaine-paris

Lorsqu'elle eu posé ses quelques crèpes enveloppées de papier sulfurisé à même les pierres froides de la fontaine du village, elle attendit le chaland et se remit à rêver.

Cet amant si mystérieux, la dernière fois qu'elle en avait entendu parler, il était à Paris. Il lui avait dit qu'il allait la sortir de son trou, lui avait promis monts et merveilles.
-Tu verras d'autres figures que tes villageois frustes, tu es une reine et Paris te reconnaitra comme telle.

farine ; ludique ; torpedo

Elle rêvait qu'il la faisait monter dans sa torpedo noire et lui faisait faire la tournée des grands ducs, Maxim's, les folies bergères, le moulin rouge, tant et tant de lieux prestigieux qu'elle ne pensa pas un instant qu'il pouvait la rouler dans la farine.
Au contraire dans sa candeur naîve, elle croyait à une promenade ludique.

magasin, métro

Hélas ce n'était qu'un gigolo :( Elle qui croyait faire les fourreurs, les bijouteries, loger dans les plus grands hôtels, dut bien vite déchanter ! Elle n'eut bientôt plus un sou, dut faire des dettes au petit magasin, et mendier sa croûte à la sortie du métro.

chaîne, charbonnage

Une fillette aux joues rondes et rouges comme des pommes d'api, juchée sur un vélo trop grand pour elle, un vélo dont la chaine, rouillée, grinçait sur un ton aïgu, vint lui acheter trois crèpes.

La vieille ermite lui sourit. Après Paris, elle était allée aux "Charbonnages de France" mendier un travail. Il avait été dur et elle se souvenait avoir vu des enfants encore plus jeune que cette petite fille trimer durement dans la mine.

louvoyer ; allemand ; tordue

Dans cette mine elle avait l'air, mine de rien, toute tordue à force de pomper cet air dont tout le monde avait besoin dans ces galeries qui ne font que louvoyer dans le ventre de la Terre.

Ce qui la faisait tenir c'est que ces galeries étaient de vraies tours de Babel. On y rencontrait aussi bien des français, des allemands, des polonais et tant d'autres nationnalités, des gens avec leurs us et coutumes, un enrichissement permanent.


bagage, humanité, ténèbres
Umanimo le 31 octobre 2006 à 10h23


Dans cette mine elle avait l'air, mine de rien, toute tordue à force de pomper cet air dont tout le monde avait besoin dans ces galeries qui ne font que louvoyer dans le ventre de la Terre.

Ce qui la faisait tenir c'est que ces galeries étaient de vraies tours de Babel. On y rencontrait aussi bien des français, des allemands, des polonais et tant d'autres nationnalités, des gens avec leurs us et coutumes, un enrichissement permanent.


bagage, humanité, ténèbres


Cette humanité diverse lui plaisait. Ils avait raison sur un point, le gigolo qui l'avait entrainé dans cette galère: elle voyait d'autres visages que les villageois bornés de son pays natal.
Malgré l'épuisement, le froid ou le trop chaud, le noir des galeries, elle avait l'impression de sortir des ténèbres.
Le maigre bagage de son savoir paysan s'enrichissait au contact de ces cultures différentes.


gastéropode ; pastèque ; corpulent ; assumer


[:Umanimo:9]
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pobemer le 31 octobre 2006 à 13h18
Cette humanité diverse lui plaisait. Ils avait raison sur un point, le gigolo qui l'avait entrainé dans cette galère: elle voyait d'autres visages que les villageois bornés de son pays natal.
Malgré l'épuisement, le froid ou le trop chaud, le noir des galeries, elle avait l'impression de sortir des ténèbres.
Le maigre bagage de son savoir paysan s'enrichissait au contact de ces cultures différentes.


gastéropode ; pastèque ; corpulent ; assumer

C'est ainsi qu'elle avait appris à manger des gastéropodes et des pastèques, bon moyen de lutter contre les kilos, car son corps était du genre corpulent. Elle pouvait assumer le poids jusqu'à un certain niveau, mais ses jambes et ses pieds souffraient de cet excès. Elle trouvait difficilement des choses à se mettre sous la dent qui ne soit pas calorique ou essentiellement composé de féculents.


Bien-être, rangement, couvertures
-------
BaBaCool "Belge, blonde et chieuse"
De mes erreurs de jeunesse, ce qui me gêne le plus n’est pas de les avoir commises, mais plutôt de ne plus pouvoir les refaire.
sonia30 le 31 octobre 2006 à 13h42
pobemer a écrit :
Cette humanité diverse lui plaisait. Ils avait raison sur un point, le gigolo qui l'avait entrainé dans cette galère: elle voyait d'autres visages que les villageois bornés de son pays natal.
Malgré l'épuisement, le froid ou le trop chaud, le noir des galeries, elle avait l'impression de sortir des ténèbres.
Le maigre bagage de son savoir paysan s'enrichissait au contact de ces cultures différentes.


gastéropode ; pastèque ; corpulent ; assumer

C'est ainsi qu'elle avait appris à manger des gastéropodes et des pastèques, bon moyen de lutter contre les kilos, car son corps était du genre corpulent. Elle pouvait assumer le poids jusqu'à un certain niveau, mais ses jambes et ses pieds souffraient de cet excès. Elle trouvait difficilement des choses à se mettre sous la dent qui ne soit pas calorique ou essentiellement composé de féculents.


Bien-être, rangement, couvertures


et des années aprés, elle en était là: seule, dans sa montagne, alors que tous les villageois ne parlaient que de bien etre (c'était a la mode), elle passait ses journées a s'occuper des ses quelques animaux, a faire du rangement quand il fesait trop mauvais dehors, et la nuit venu, s'enroulant dans les couvertures, elle revait a Paris...haaaaaaa, Paris...!

> inventions, serveuse, carreaux, contrat
-->Message édité par sonia30 le 31/10/2006 13:44:26<--
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plfce le 31 octobre 2006 à 13h49
Umanimo

pas le temps de faire de la prose, juste une suggestion, ne pourrais tu pas dans ton premier post ajouter au fur et à mesure(c'est une Foly :D )les ajouts successifs, ce qui permettrait, peut être :whistle: , de se rendre compte de la direction où l'on va, sinon on risque de déraper quelque peu, voir beaucoup, et le texte n'aura ni queue ni tête (le pôvre).
:top:
Umanimo le 31 octobre 2006 à 20h34
plfce a écrit :
Umanimo

pas le temps de faire de la prose, juste une suggestion, ne pourrais tu pas dans ton premier post ajouter au fur et à mesure(c'est une Foly :D )les ajouts successifs, ce qui permettrait, peut être :whistle: , de se rendre compte de la direction où l'on va, sinon on risque de déraper quelque peu, voir beaucoup, et le texte n'aura ni queue ni tête (le pôvre).
:top:



Ok, je le fais. Le seul blème c'est qu'il y a eu un petit dérapage au début entre potronminet et virodan (ce que je souhaitais justement éviter). Je vais mettre les deux versions.


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Umanimo le 31 octobre 2006 à 22h17
sonia30
et des années aprés, elle en était là: seule, dans sa montagne, alors que tous les villageois ne parlaient que de bien etre (c'était a la mode), elle passait ses journées a s'occuper des ses quelques animaux, a faire du rangement quand il fesait trop mauvais dehors, et la nuit venu, s'enroulant dans les couvertures, elle revait a Paris...haaaaaaa, Paris...!

> inventions, serveuse, carreaux, contrat



L'excés de poids, elle ne savait plus ce que c'était, depuis qu'elle était revenue au village, après la folle course à travers l'Europe qu'elle avait vécue dans sa jeunesse.

Maintenant, elle avait juste assez de nourriture pour entretenir son corps vieux et fatigué.

Que de métiers elle avait fait, pendant cette période étrange et passionnante! Après la mine, elle était devenue serveuse dans une maison "spéciale". Elle montait les plateaux à ces messieurs dames. Son contrat spécifiait qu'elle ne devait pas faire concurence aux demoiselles.

Puis elle avait fait le ménage d'un homme qui faisait des "inventions", lavé les carreaux des paillasses, encombrées de cornues, d'éprouvettes et de tubes à essais.




poubelle ; chien


[:Umanimo:9]
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plfce le 01 novembre 2006 à 22h17
Elle faisait tellement bien le ménage qu'elle mit à la poubelle, le dossier sur lequel il travaillait depuis deux ans, une étude sur le comportement des chiens dans la foule d'une foire aux bestiaux au Turkménistan.
Il entra dans une colère folle, et lui mit la tête à l'envers d'un aller et retour magistral. Elle par un réflexe d'auto défense lui balança un coup de pied à un endroit que rigoureusement ma mère m'a défendu de nommer ici (sic un grand monsieur).

Après un moment de récupération physique et mentale, il la vira avec pertes et fracas et elle se retrouva une fois de plus à la rue.

cantine, chimère, réalité
Virodan le 01 novembre 2006 à 23h27
Elle faisait tellement bien le ménage qu'elle mit à la poubelle, le dossier sur lequel il travaillait depuis deux ans, une étude sur le comportement des chiens dans la foule d'une foire aux bestiaux au Turkménistan.
Il entra dans une colère folle, et lui mit la tête à l'envers d'un aller et retour magistral. Elle par un réflexe d'auto défense lui balança un coup de pied à un endroit que rigoureusement ma mère m'a défendu de nommer ici (sic un grand monsieur).

Après un moment de récupération physique et mentale, il la vira avec pertes et fracas et elle se retrouva une fois de plus à la rue.

cantine, chimère, réalité

En réalité elle ne resta pas longtemps à la rue, car une amie qui tenait une cantine lui proposa une place dans sa boîte.
Pas une place importante, même pas une chimère, juste de quoi tenir le coup quelque temps.

bouteille, champignon, amitié
Umanimo le 02 novembre 2006 à 09h21
Virodan a écrit :


En réalité elle ne resta pas longtemps à la rue, car une amie qui tenait une cantine lui proposa une place dans sa boîte.
Pas une place importante, même pas une chimère, juste de quoi tenir le coup quelque temps.

bouteille, champignon, amitié



La nuit tombait sur le village. Avec un soupir elle remballa ses crèpes. A part la fillette aux joues rouges, personne ne lui en avait acheté. Elle pouvait sentir l'hostilité des habitants autour d'elle. Pas un qui ne l'honnora de son amitié.

Certes, depuis son jeune temps, elle avait pris de la bouteille. Cela ne la blessait plus comme avant. Mais elle songeait surtout qu'elle était devenue l'étrangère, alors qu'elle était née ici, comme eux tous.

En remontant vers sa cahute, elle vit un homme appuyé au parapet du pont. Etonnée, elle reconnu l'Albert. Celui là avait été le plus fervent de ses admirateurs et aujourd'hui le plus féroces de ses détracteurs.

"Bonsoir Louise", dit-il d'une voix à peine audible.
Elle eut un petit rire intérieur et demanda ironiquement, avisant un panier d'osier au bras du vieil homme:
"Tiens, l'Albert, tu vas aux champignons à c't'heure?"


puce ; rigolo ; tamponner


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sonia30 le 02 novembre 2006 à 18h09
Umanimo a écrit :




La nuit tombait sur le village. Avec un soupir elle remballa ses crèpes. A part la fillette aux joues rouges, personne ne lui en avait acheté. Elle pouvait sentir l'hostilité des habitants autour d'elle. Pas un qui ne l'honnora de son amitié.

Certes, depuis son jeune temps, elle avait pris de la bouteille. Cela ne la blessait plus comme avant. Mais elle songeait surtout qu'elle était devenue l'étrangère, alors qu'elle était née ici, comme eux tous.

En remontant vers sa cahute, elle vit un homme appuyé au parapet du pont. Etonnée, elle reconnu l'Albert. Celui là avait été le plus fervent de ses admirateurs et aujourd'hui le plus féroces de ses détracteurs.

"Bonsoir Louise", dit-il d'une voix à peine audible.
Elle eut un petit rire intérieur et demanda ironiquement, avisant un panier d'osier au bras du vieil homme:
"Tiens, l'Albert, tu vas aux champignons à c't'heure?"


puce ; rigolo ; tamponner


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Il se gratta derriere la tête comme s'il avait des puces. Qu'elle lui adresse la parole aprés tout ce qu'il avais raconté a son sujet, c'etait étonnant...
En fait, ça la fesais rire interrieurement, elle se disais qu'ici il n'y avait que des rigolos...elle avait véçu a Paris, elle!
Elle avait véçu la mine, la restauration et ses horaires impossibles, elle avait même tamponner les tickets a l'entrée d'un cinéma!
Eux ne savaient même pas cequ'était un film!
elle laissa là l'Albert, dérouté, et s'en fut vers sa montagne.

image- cascade- oiseaux- cheminés
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Virodan le 02 novembre 2006 à 21h11
sonia30 a écrit :



Il se gratta derriere la tête comme s'il avait des puces. Qu'elle lui adresse la parole aprés tout ce qu'il avais raconté a son sujet, c'etait étonnant...
En fait, ça la fesais rire interrieurement, elle se disais qu'ici il n'y avait que des rigolos...elle avait véçu a Paris, elle!
Elle avait véçu la mine, la restauration et ses horaires impossibles, elle avait même tamponner les tickets a l'entrée d'un cinéma!
Eux ne savaient même pas cequ'était un film!
elle laissa là l'Albert, dérouté, et s'en fut vers sa montagne.

image- cascade- oiseaux- cheminés

Chemin faisant, l'image de sa vie passée et de ses aventures lui revenait dans sa mémoire.
La capitale et les autres grandes villes visitées ne valaient pas sa montagne, avec ces cascades et tous ces oiseaux qui la saluaient en chantant à son passage.
En se retournant elle pouvait apercevoir, dans la vallée, les maisons d'un village avec leurs cheminées dont certaines commencaient à émettre leurs fumées en ce début de soirée.

cuisine - espoir
plfce le 02 novembre 2006 à 22h25
Elle imaginait les habitants dans leur cuisine, assis autour d'une table en bois, lapant leur soupe en faisant des grands sloups, car chez ces gens là.......elle s'égare dans une chanson qui reprend la vie de ces gens et contrairement à cette chanson, elle savait qu'il restait un espoir de les voir sortir de leur moyen-âge, comme elle avait pu le faire.

boudin, avion, sous-marin
Umanimo le 03 novembre 2006 à 09h21
plfce a écrit :
Elle imaginait les habitants dans leur cuisine, assis autour d'une table en bois, lapant leur soupe en faisant des grands sloups, car chez ces gens là.......elle s'égare dans une chanson qui reprend la vie de ces gens et contrairement à cette chanson, elle savait qu'il restait un espoir de les voir sortir de leur moyen-âge, comme elle avait pu le faire.

boudin, avion, sous-marin



Tout en ahanant sur le sentier escarpé, où elle posait les pieds avec précaution à cause de la nuit, elle se revoyait à nouveau dans cette cantine lugubre, torchant des plats graisseux dans lesquels on voyait plus souvent d'épaisses et grossières saucisses que de délicats boudins aux pommes.

Elle se souvint d'un homme étrange qui venait là et qui la regardait souvent de dessous ses sourcils gris. "Tu as un ticket, lui disait son amie, en riant". Mais Louise sentait bien qu'il y avait autre chose.

L'homme la suivi un soir et s'approchant d'elle (son coeur battait à tout rompre: et si c'était un assassin?): et lui chuchota:
-mademoiselle, vous m'avez l'air intelligente sous vos dehors grossiers ("merci", pensa-t-elle, vexée), voulez vous faire le sous-marin pour moi?

Il l'entraina dans un boui-boui bruyant et lui expliqua en quoi ça consistait. Il fallait porter les plans d'un avion, des plans très secrets, à une personne résidant dans un autre pays.

Louise en resta bouche bée. Une espionne, elle!

mort ; vélocipède ; sanctionner ; étrange


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Virodan le 04 novembre 2006 à 19h54
Umanimo a écrit :




Tout en ahanant sur le sentier escarpé, où elle posait les pieds avec précaution à cause de la nuit, elle se revoyait à nouveau dans cette cantine lugubre, torchant des plats graisseux dans lesquels on voyait plus souvent d'épaisses et grossières saucisses que de délicats boudins aux pommes.

Elle se souvint d'un homme étrange qui venait là et qui la regardait souvent de dessous ses sourcils gris. "Tu as un ticket, lui disait son amie, en riant". Mais Louise sentait bien qu'il y avait autre chose.

L'homme la suivi un soir et s'approchant d'elle (son coeur battait à tout rompre: et si c'était un assassin?): et lui chuchota:
-mademoiselle, vous m'avez l'air intelligente sous vos dehors grossiers ("merci", pensa-t-elle, vexée), voulez vous faire le sous-marin pour moi?

Il l'entraina dans un boui-boui bruyant et lui expliqua en quoi ça consistait. Il fallait porter les plans d'un avion, des plans très secrets, à une personne résidant dans un autre pays.

Louise en resta bouche bée. Une espionne, elle!

mort ; vélocipède ; sanctionner ; étrange


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Une espionne moi? Comme c'est étrange. Elle ne cessait de se poser cette question dans sa tête.
L'inconnu lui avait précisé qu'elle devrait faire une partie du trajet à vélocipède. Mais - répondit-elle - je n'ai jamais fait du vélo!
Alors, rétorqua le méchant bonhomme, vous ne remplissez pas les conditions pour effectuer cette très importante mission, dont l'échec pourrait être sactionné par la peine de mort.


différend - livre - guerre
sonia30 le 05 novembre 2006 à 07h10
Virodan a écrit :



Une espionne moi? Comme c'est étrange. Elle ne cessait de se poser cette question dans sa tête.
L'inconnu lui avait précisé qu'elle devrait faire une partie du trajet à vélocipède. Mais - répondit-elle - je n'ai jamais fait du vélo!
Alors, rétorqua le méchant bonhomme, vous ne remplissez pas les conditions pour effectuer cette très importante mission, dont l'échec pourrait être sanctionné par la peine de mort.


différend - livre - guerre



a cet instant, un déclic se fit dans sa tête. Il fallait qu'elle le fasse. Elle supplia l'homme de lui laisser une chance, aprés tout, le vélo ça devait pas etre si compliqué que ça!
il opigna du chef et lui signifia qu'elle devait se rendre dans un pays en guerre, c'est pour cette raison que le vélo serait plus discret et approprié.
Une fois sur place, elle devrait repérer un type qui avait volé un livre trés important.
Elle voulut en savoir plus mais l'homme tourna les talons en disant simplement: "je vous recontacte bientot".
Elle eu la sensation qu'elle allait vivre quelque chose de fort.
C'est a cause de cette histoire que les différends entre elle et le reste du village commençérent...



église - eau de vie - canons - patauger
-->Message édité par sonia30 le 05/11/2006 07:51:04<--
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Virodan le 05 novembre 2006 à 07h41
sonia30 a écrit :



a cet instant, un déclic se fit dans sa tête. Il fallait qu'elle le fasse. Elle supplia l'homme de lui laisser une chance, aprés tout, le vélo ça devait pas etre si compliqué que ça!
il opigna du chef et lui signifia qu'elle devait se rendre dans un pays en guerre, c'est pour cette raison que le vélo serait plus discret et approprié.
Une fois sur place, elle devrait repérer un type qui avait volé un livre trés important.
Elle voulut en savoir plus mais l'homme tourna les talons en disant simplement: "je vous recontacte bientot".
Elle eu la sensation qu'elle allait vivre quelque chose d'enfin différent!



église - eau de vie - canons - patauger


Ton post est très bien sonia. Une remarque cependant, le mot imposé était différend (désaccord) et non différent. :salut:
sonia30 le 05 novembre 2006 à 07h49
Virodan a écrit :



Ton post est très bien sonia. Une remarque cependant, le mot imposé était différend (désaccord) et non différent. :salut:


je sais...j'avais espéré que ca passe inaperçu :lol:
comme je l'avais oublier, j'ai caser comme j'ai pu :rougit:

je vais éditer mon post :jap:

:edit
a cet instant, un déclic se fit dans sa tête. Il fallait qu'elle le fasse. Elle supplia l'homme de lui laisser une chance, aprés tout, le vélo ça devait pas etre si compliqué que ça!
il opigna du chef et lui signifia qu'elle devait se rendre dans un pays en guerre, c'est pour cette raison que le vélo serait plus discret et approprié.
Une fois sur place, elle devrait repérer un type qui avait volé un livre trés important.
Elle voulut en savoir plus mais l'homme tourna les talons en disant simplement: "je vous recontacte bientot".
Elle eu la sensation qu'elle allait vivre quelque chose de fort.
C'est a cause de cette histoire que les différends entre elle et le reste du village commençérent...



église - eau de vie - canons - patauger
-->Message édité par sonia30 le 05/11/2006 07:51:43<--
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plfce le 05 novembre 2006 à 16h44
sonia30
A cet instant, un déclic se fit dans sa tête. Il fallait qu'elle le fasse. Elle supplia l'homme de lui laisser une chance, aprés tout, le vélo ça devait pas être si compliqué que ça!
Il opina du chef et lui signifia qu'elle devait se rendre dans un pays en guerre, c'est pour cette raison que le vélo serait plus discret et approprié.
Une fois sur place, elle devrait repérer un type qui avait volé un livre trés important.
Elle voulut en savoir plus mais l'homme tourna les talons en disant simplement: "je vous recontacte bientot".
Elle eu la sensation qu'elle allait vivre quelque chose de fort.
C'est à cause de cette histoire que les différends entre elle et le reste du village commençérent...

église - eau de vie - canons - patauger


Effectivement le rendez-vous devait avoir lieu dans une église.
Avant d'enfourcher son vélo, pour se donner du courage, elle commença à boire des canons de vin de la région, et comme la boule dans son ventre ne partait pas, elle finit par de l'eau de vie.
Sur la route qui n'était plus assez large pour elle, elle chantait à tue tête, elle mélangeait l'Avé Maria de Gounot et le Zizi de l'ami Pierre Perret.
Dans un virage, elle perdit complètement les pédales et s'étala dans la fontaine du village, où elle se mit à patauger lamentablement.

maréchaussée, tonnerre, gamin, bétonnière
Umanimo le 05 novembre 2006 à 19h48
plfce a écrit :



Effectivement le rendez-vous devait avoir lieu dans une église.
Avant d'enfourcher son vélo, pour se donner du courage, elle commença à boire des canons de vin de la région, et comme la boule dans son ventre ne partait pas, elle finit par de l'eau de vie.
Sur la route qui n'était plus assez large pour elle, elle chantait à tue tête, elle mélangeait l'Avé Maria de Gounot et le Zizi de l'ami Pierre Perret.
Dans un virage, elle perdit complètement les pédales et s'étala dans la fontaine du village, où elle se mit à patauger lamentablement.

maréchaussée, tonnerre, gamin, bétonnière



Un gamin qui assistait à la scène partit en courant prévenir la maréchaussée. Que la Louise, la plus belle fille du village se conduise ainsi, cela fit comme un coup de tonnerre.

Cependant, assisse sur le bac du poste de police, la pauvre fille gémissait qu'elle avait l'impression que sa tête était devenu comme une bétonnière: ça tournait, ça tournait et ça se mélangeait tout là dedans.


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Virodan le 05 novembre 2006 à 22h07
Uma, tu as oublié de nous donner tes mots :)




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