arlette à malibu a écrit :
flote j'avais plutot envie de déconner ce soir mais
Bé j'essayais d'être (

Karpo

) ton héros...
Me serais-je trompé à ce point?
arlette à malibu a écrit :
tu peux avoir un super héros réel et non virtuel mais néanmoins fédérateur non pas de l'imaginaire mais de l'identité politique d'un pays par exemple (je reviens de Cuba tu vis où je veux en venir ?)
Dans le post précédent, j'ai failli parler du Che. Mais Castro entre dans le cadre aussi. Deux héros mais pas la même "reconnaissance". Les deux faces d'une même... médaille!
L'un, idéaliste, éternel combattant mort au combat, qui gardera la même aura pour des générations (mais on pourrait dire la même chose, d'une certaine manière, de Marilyn et James Dean, et à plus forte raison de Lennon, le "working class hero"

), qui a été une légende de son vivant et est devenu un mythe à sa mort, avec ce que cela suppose de récupération de toute une symbolique (très lucrative, d'ailleurs).
L'autre, idéaliste, mais qui, de manière pragmatique, a dû assumer le pouvoir que lui a confié la révolution cubaine et qui, aux yeux de l'Histoire sinon à ceux d'une bonne partie du peuple cubain qui ne voient pas l'Histoire de la même manière, ne s'en est pas sorti aussi bien.
Si le Che est controversé, ce n'est pas de la même manière que Fidel. Il n'a pas eu le temps de voir son image entachée. Dans cette éternelle opposition entre vice et vertu que les éthiques (et les étiquettes

) de tous poils nous proposent depuis la république romaine et qui a trouvé son nom sous la Révolution française, il incarne la Vertu et Fidel incarne(rait) la Terreur.
arlette à malibu a écrit :
j'aime aussi l'idée du héros ordinaire
mais j'aime également l'idée du héros malgré lui, ces deux thèmes ont été pas mal developpé recement en ciné ou littérature
ce sont des thèmes extrèmement rassurants qui mettent à portée de tous une possibilité inenvisageable avant ( le héros mythique et mythologique par exemple) et c bien que la société ou le regard de la société ait muté sur un mérite plus "démocratique" c'est un peu comme la création du loto, potentiellement tout le monde peut gagner..; et bien là c pareil, potentiellement tout le monde peut être un héros
en revanche, je ne suis pas sure du tout pour le héros méchant ( il existe dans le sens de protagoniste mais pas je crois dans le sens que tu cherches)
Warhol revisité par Bowie: chacun peut être un héros pour un quart-d'heure ou une journée

. Mais de quel type de héros parlent-ils?
Quant au héros "méchant" (ou plutôt au héros "noir", il y a quelques films ou séries TV récents (mais il y a de nombreux précédents, of course

) qui, au niveau des représentations, essaient de tourner autour et de pousser encore plus loin la "révolte" contre le manichéisme. Dernièrement, on a vu "Dexter", l'histoire du serial-killer qui tue les serial-killers, pulvériser la problématique posée par le "bon vampire" de "Buffy" - qui, entre parenthèses (au moins dans les 3 premières saisons) s'ancre au plus profond des tourments de l'adolescence... mais ça, c'est un débat à lui tout seul

.
Et justement, une des questions que je me pose c'est jusqu'où l'héroïsation va pouvoir pousser le bouchon dans cette société du spectacle et de consommation. Il me semble que cette façon propre au postmodernisme de brouiller (sinon renverser) les valeurs sur lesquelles les représentations fonctionnent depuis l'antiquité est le signe (et permet l'exploitation) d'une grande angoisse qui s'attache à la perte des repères.
Il y aurait donc un héros postmoderne, maintenant (le héros bowiwarholien est de la même eau). On n'est pas sorti de l'auberge. Et quand on peut mettre une épithète au mot "héros", ma question initiale reste, si je peux me permettre, d'autant plus résolument la même.
Didong, au fait! Tu m'avais pô dit que t'allais à Cuba!
Et pis... J'aime bien " tu
vis où je veux en venir"!
-->Message édité par Mcgg le 06/07/2007 04:09:52<--
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Custer died for your sins!