Umanimo a écrit :
Même les livres de poche, j'ai dû réduire mes achats. Je relis des livres de ma bibliothèque ou je m'en fais prêter par des ami(e)s. Au fait, va-t-on me pénaliser parce que je me fais prêter des livres ou que j'en prête moi même?
pareil pour moi (je vais à Emmaüs pour les ventes au poids : des livres à 2€ le kilo...

)
c'est bien l'hypocrisie que l'auteur souligne dans ce passage :
Ce n’est pas tout, si les auteurs de l’étude semblent avoir des difficultés avec les soustractions, ils maitrisent l’addition à merveille.
Ainsi, un méchant pirate qui télécharge un film représente une perte pour les entrées en salle, la vente de DVD, la VOD et les revenus publicitaires liés à la diffusion du film à la télévision (je vous fais grâce des chaînes payantes).
Diantre. Rien que ça.
Les pirates doivent être rudement intelligents, à moins que ce soit ceux qui ne piratent pas qui soient frappé de crétinisme, et qui, c’est bien connu, cumulent pour un même film, une séance en salle, suivie, 6 mois plus tard, de l’achat du DVD, puis quelques temps après, de sa location en VOD (le DVD ayant certainement été égaré), le tout finissant sur TF1 pour regarder, à nouveau, le dit film, en profitant à l’occasion d’une coupure publicitaire bien méritée, après tant d’efforts et d’imbécillité.
Précision importante, le ‘non pirate’ prendra soin de réaliser tout cela dans une intimité strictement contrôlée, afin de ne pas faire mentir le Rapport Hadopi, car du coté de l’imputation des pertes liées au téléchargement illégal, on n’a pas oublié de prendre en considération les amis qui peuvent se joindre au pirate pour regarder un film (chose que tout citoyen responsable s’abstient de faire avec un DVD ou de la VOD), ou ceux à qui le pirate à donné une copie (qui oserait prêter un DVD ou pire encore, le revendre après l’avoir vu, en utilisant, encore une fois, ces abjectes nouvelles technologies qui rendent décidément la vie si difficile à nos gentils industriels de la Culture). Cela parait idiot, mais cet habile stratagème est responsable, à lui seul, d’un accroissement de 113% des dégâts financiers imputables au téléchargement d’un DivX (51% liés au prêt, et 62% d’amis qui sont aux cotés du pirate lors du coupable visionnage, page 35 du Rapport Hadopi).
comme il le dit si bien : "les auteurs du rapport maîtrisent à perfection l'addition, mais un peu moins bien la soustraction"...