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Auteur Sujet :

Saga été 2007

th48
th48
Assidu (de 10 000 à 19 999 messages postés)
  1. Posté le 11/07/2007 à 15:03:19  
 
th48
Assidu (de 10 000 à 19 999 messages postés)
  1. Posté le 11/07/2007 à 15:05:18  
 
(Publicité)
roadrider
Sur la bonne voie (de 100 à 499 messages postés)
  1. Posté le 11/07/2007 à 15:22:50  
 
:hello:

 Toujours aussi cool !

 Mille mercis TH48 ;)

th48
Assidu (de 10 000 à 19 999 messages postés)
  1. Posté le 11/07/2007 à 16:10:24  
 
En bonus, la première partie de la saga (texte):


 1)

 Paris, 25 mai 2007
 « Mais qu'est-ce qu'ils fabriquent ? » Enfoncé dans son fauteuil de cuir noir, la cinquantaine fatiguée par des années de barbouzeries et de coups montés, Jacques Baudard, le crâne dégarni, s'impatiente devant son LCD. Les ridules autour de ses yeux se contractent légèrement quand il scrute à nouveau l'horloge murale. Elle s'obstine à lui indiquer que minuit est passé depuis plus d'une heure. Un bail qu'il devrait avoir des news! C'est qu'il y va de la réputation de l'Agence : le « client » a chargé Baudard de mettre la main, par tous les moyens possibles, sur les infos récoltées par une journaliste inconnue au bataillon. « Nous savons qu'elle s'apprête à publier un article qui ne nous arrange pas. Mais nous ne savons pas si elle a réussi à remonter jusqu'à nous », avait bien dit l'émissaire du client. La phrase résonne encore dans la tête du boss de l'Agence.
 L'opération est donc plutôt banale : s'infiltrer chez la journaleuse, mettre la main sur l'ordinateur portable qui ne la quitte presque jamais, copier les informations qu'il contient, et supprimer les preuves éventuelles.
 Dans la pièce plongée dans la pénombre où les meubles design semblent endormis, le screen saver du PC éclaire mollement le visage contrarié du chef de l'Agence. Un blip annonce soudainement le réveil de l'ordinateur. « C'est pas trop tôt ! » grommelle-t-il en se redressant. En un instant, la main emprisonne fermement la souris, ouvre la mailbox. Le message, encrypté, est illisible pour le moment. Un soft maison doit se charger de le déchiffrer. Le temps que tout ça mouline, l'homme en costume sombre et cravate grise à rayures blanches se laisse aller au commentaire: « Il a peut-être fallu en pisser du code, mais au moins c'est pas de l'huile de serpent ! »
 Au bout de quelques secondes interminables, le message s'affiche enfin dans une langue compréhensible. Baudard se penche brutalement vers l'écran,l'index gauche coincé entre la lèvre supérieure et le nez. La lecture s'enchaîne, ponctuée de scrolls nerveux.
 Pas besoin de relire, c'est clair: l'opération a foiré.


 2)

 Quatre heures plus tôt, devant le domicile parisien de la journaliste Amandine Cramoise. Le ciel hésite encore pour quelques minutes entre le jour et la nuit. Timidement, les réverbères s'allument, éclairant d'une lueur orangée les voitures parquées le long du boulevard. Calés dans un break gris, deux hommes dont on discerne seulement le bas mal rasé des visages surveillent l'entrée de l'immeuble haussmannien. Un paquet sous le bras, un piéton s'avance silencieusement vers eux, ouvre la portière arrière et s'engouffre dans le véhicule.
 — Alors, elle bouge ou pas ?
 — Pas vraiment, lui répond le conducteur. Faudrait pas que Mademoiselle s'incruste à demeure ce soir.
 — T'as trouvé à grailler au moins? demande l'ombre d'à côté.
 Les yeux fixés sur la porte de l'immeuble, le nouvel arrivé lui donne le sac contenant les sandwiches. L'équipe des « anges gardiens » dépêchée par l'Agence va enfin pouvoir se restaurer ! A cet instant, un grésillement électrique résonne dans la rue. Aussi sec, les sandwiches regagnent leur sac tandis que le téléphone mobile compose déjà le numéro de la deuxième équipe.
 — La jeune femme quitte son appart avec son sac à main pour seul bagage.
 Un imper bleu ciel surmonté d'un blond chignon, juché sur de fins collants noirs terminés par d'élégants escarpins assortis s'échappe en effet par la porte de l'immeuble et se dirige vers une petite voiture rouge.
 — On a combien de temps? se contente de demander l'interlocuteur.
 — D'après son emploi du temps, une bonne heure et demie. La veinarde doit aller à une séance d'oenologie avec des copines.
 — OK!
 La voiture rouge démarre, suivie à une distance raisonnable par le break.
 Plus bas, d'une camionnette bleu nuit semblant attendre un improbable déménagement s'extirpent deux gaillards, l'un tenant une mallette à la main. Ils s'avancent sans hésitation jusqu'à la porte du numéro 13 bis, pianotent sur le digicode, se glissent dans l'immeuble. Un étage plus haut et une serrure crochetée plus loin, l'équipe des « fouines » est dans la place.

 3)

 « Maintenant, referme la porte sans bruit », murmure d'une voix grave le plus vieux des visiteurs. Lampe torche dans une main, mallette dans l'autre, il s'avance à pas feutrés dans l'appartement. Il est plutôt serein: rien de bien compliqué ce soir, la routine. Une bonne occasion de former la dernière recrue de l'agence, un jeune paumé de 20 berges,
 comme certains jouent au football : pour s'occuper.
 « Le bureau est par là » indique-t-il en braquant le faisceau en direction de la deuxième pièce sur la droite.
 Difficile de se tromper: comme un écrin protégeant un bijou de valeur, les murs habillés de livres bâtissent une muraille autour de la table en bois clair sur laquelle repose un antique PC accompagné d'une imprimante, d'un scanner et d'une box Internet.
 — J'y crois pas, s'extasie l'apprenti cambrioleur. La journaliste bosse sur un vieux moniteur! Faut que j'arrête de croire que tous les écrans sont plats...
 Il s'assoit au bureau et boote la machine. L'ordinateur se met à ronronner, des LEDs clignotent. Son complice allume la lampe métallique à portée de main et ouvre la mallette.
 — Alors, t'es logué ? s'impatiente le vieux.
 — Ça y est... Même pas besoin de password , elle en a pas créé, l'inconsciente !
 La souris déplacée à grande vitesse laisse échapper quelques couinements ponctuels. L'ancien revient à la charge.
 — Qu'est-ce que tu fous? Tu jardines ?
 — Je checke les folders ! Et je trouve que dalle.
 — T'as regardé dans la corbeille? Dans les films. c'est toujours là qu'ils regardent en premier.
 — Tu parles, si elle a poubellisé des fichiers. elle a pris soin de vider le tout. Y'a pour ainsi dire rien sur cette bécane! Bon. on va ghoster l'UC
 Le vieux lui file un DVD vierge et prévient:
 — Fais gaffe, c'est pas le moment d'accumuler les freesbees.
 — Laisse tomber, c'est même pas un combo ! Impossible de burner !
 Pendant que son jeune compagnon s'active, le vieux fouille des yeux la pièce.
 — Je crois que j'ai trouvé son portable.
 Du dessous d'un fauteuil de cuir rouge placé près de la fenêtre, il exhibe un long boîtier plat et le tend à son complice.
 — Merci qui ?
 — Pas le temps pour les politesses! File-le-moi, je vais pluguer un disque externe et copier tout ça.
 La suite de la manipulation dure une dizaine de minutes durant lesquelles on entend seulement le disque dur gratter
 — Maintenant, il reste à installer le mouchard.
 C'est alors que le mobile du vieux se met à vibrer.
 — Grouillez-vous, elle rapplique ! prévient l'équipe des « anges gardiens ».

 4)

 L'esprit légèrement embrumé par les vapeurs alcooliques de la dégustation, Amandine tourne la clé dans la serrure. Pas vraiment fâchée de retrouver son nid douillet, pas vraiment enchantée non plus : sa migraine chronique est revenue à la charge juste après avoir humé le bouquet d'un puligny-montrachet 79 qui s'annonçait épatant. Tant pis !
 Le verrou tourné, la jeune femme à la trentaine épanouie défait son chignon qui se déroule en d'épaisses mèches blondes, envoie valser ses escarpins sous le radiateur, abandonne son imper bleu ciel sur la chaise prévue à cet effet et, plus à l'aise, se dirige vers la cuisine dans l'intention de s'y rafraîchir.
 Amandine tâtonne à la recherche de l'interrupteur du couloir quand une étrange impression s'insinue en elle. Malgré le flux sanguin qui lui tape le cerveau, elle essaie de se concentrer et s'immobilise au milieu du couloir baigné par les seuls rayons laiteux de la lune. La vérité lui vient comme une évidence: quelqu'un est venu chez elle. Rien n'a semble-t-il été déplacé, mais Amandine en est persuadée : quelqu'un est venu chez elle.
 La montée d'adrénaline qui suit cette révélation a au moins le bienfait d'anéantir sa migraine. Une inspection en règle des pièces s'impose. Allumant le lustre pour donner le plus de lumière possible, elle pénètre dans le bureau. Tout paraît en ordre: les livres, gardiens des lieux, occupent leurs rayons habituels. Du dessous du fauteuil où elle a pris l'habitude de le ranger, Amandine retire son ordinateur portable puis s'installe sur la chaise à roulettes derrière l'imposant bureau. Alors qu'elle va pousser l'interrupteur de la lampe posée sur la table, une soudaine intuition lui fait relever la main vers le réflecteur: l'ampoule est encore chaude.
 Les animaux se sentant menacés se rassemblent en troupeau. « Serge ! » laisse échapper celle qui se sent traquée, tout en bondissant sur son téléphone. Après tout, c'est grâce à lui. le geek incurable, qu'Amandine a pu reconstituer le volet anglais du scandale financier sur lequel elle travaille.
 — Serge, c'est Amandine. Tu peux venir chez moi, maintenant ?
 — Pour toi, darling, tu sais bien que j'irais n'importe où, surtout chez toi, lui répond l'informaticien avec une légère pointe de malice.


 5)

 Un arrondissement plus loin, dans l'une des « succursales » de l'Agence – en réalité des meublés loués pour de courts séjours –, les « fouines » tentent de tirer le maximum d'informations de leur butin numérique.
 Assis face à un PC tuné à faire pâlir d'envie n'importe quel Jacky, le jeune pirate, les cheveux bruns montés en crête iroquoise, mène les opérations tel un chef indien: il est en terrain connu.
 —Tu en as pour longtemps? l'interroge son partenaire en s'affaissant dans le canapé. Habillé en jean noir, bière ponctionnée dans le frigo à la main et charme patiné par les ans, en pleine lumière le vieux a une vague ressemblance avec John Wayne.
 — Plus ou moins. Je suis en train d'émuler l' OS de la demoiselle afin de balancer le ghost qu'on a récupéré, commente le jeune Indien.
 — J'imagine qu'il faut une config musclée, sinon ça doit ramer, continue d'un air intéressé le faux cow-boy.
 — Ouais, vaut mieux un proce, catégorie patator. C'est bon, on va pouvoir percer les secrets de la demoiselle.
 John Wayne se redresse sur son canapé, comme prêt à se jeter dans une bagarre. L'Indien, lui, remonte la piste numérique.
 — Je te fais un résumé rapide: MSN et sites de rencontre. La demoiselle doit se sentir seule, son portable lui sert exclusivement à ça.
 — Et les documents, les photos, les contacts ?
 — Macache ! Des kikou et ASV à la pelle, des conversations sentimentales à faire rosir Barbara Cartland, c'est tout. Peu de sites bookmarkés, et ses dernières recherches sur Google, c'était visiblement pour trouver un remède efficace contre les maux de tête...


 6)

 A peine Serge a-t-il discrètement frappé qu'Amandine lui ouvre. En la voyant, elle, ses cheveux blonds insoumis, ses yeux verts déterminés, sa poitrine conquérante, l'ancien amant ne peut s'empêcher de ressentir à nouveau ce qui l'a déjà fait succomber, autrefois. Amandine lui sourit tendrement en le découvrant dans son éternel ensemble t-shirt-jeans-baskets. Toutes ses tentatives pour lui faire enfiler une chemise ont toujours échoué...
 — Tu as l'air d'une lionne prête à bondir sur sa proie, dit Serge en répondant à son sourire. Comme lors de notre récente « escapade » à Londres...
 — Je suis certaine que quelqu'un est venu visiter mon appart, rétorque Amandine en éludant l'allusion. Je voudrais savoir ce qu'il a éventuellement bidouille sur mes ordinateurs. Serge la suit jusqu'au bureau, s'assoit à la table tandis qu'Amandine reste debout face à lui.
 — Bon, procédons dans l'ordre. Tu as un PC et un portable. Quand les as-tu utilisés pour la dernière fois?
 — Je les ai éteints avant de partir, vers 22 heures.
 L'informaticien allume tour à tour les ordinateurs, puis effectue quelques manipulations.
 — Ton PC de bureau a été démarré à 22 h 18 min et 14 s très exactement. Si ce n'est pas par toi, c'est bien que quelqu'un d'autre est venu.
 — Et comment tu peux savoir ça? interroge Amandine en contournant le bureau.
 — Grâce au journal des événements de Windows. Il garde une trace de tout ce qui se passe sur le PC. Continuons avec ton portable.
 D'un coup de rein, Serge déplace la chaise à roulettes et effleure de l'index le touchpad de l'appareil.
 — Sur celui-ci, Windows a été lancé à 22 h 31 min et 47 s. Ton portable est connecté en Wi-Fi à Internet, on va vérifier un petit truc.
 Serge fouille dans la poche de sa veste et en sort un disque.
 — Qu'est-ce que c'est? demande Amandine, sous le charme de l'informaticien en action.
 — C'est ma trousse de secours logicielle ! On va installer un antispyware, scanner le système et ensuite. on avisera.
 Pas certaine d'avoir tout compris, Amandine se contente de ces explications, préférant observer l'informaticien en action.
 — Eh bien, darling, congratz! Tes visiteurs du soir t'ont laissé un cadeau: un magnifique keylogger.
 — Ça sert à quoi? ose Amandine.
 — C'est un « enregistreur de touches ». Grosso modo. c'est un programme chargé d'enregistrer dans un fichier tout ce que tu tapes au clavier. Il peut ainsi récupérer, à ton insu, les adresses mails de tes contacts, les textes que tu tapes, les documents que tu consultes, les URL des sites que tu visites, tes ID et mot de passe, etc. Et ensuite, grâce à la connexion Internet de l'ordi, il peut expédier tout ça au gentil donateur.
 Serge relève alors la tête et laisse échapper un petit rire en voyant Amandine médusée. Il remarque, avec plaisir, que son ancienne petite amie porte toujours le bracelet très spécial qu'il lui a offert à Tokyo.
 — Qu'est-ce que tu veux, je m'y connais mieux en informatique qu'en psychologie féminine... En tout cas, ce mouchard électronique est très évolué: les informations sont codées avant d'être expédiées.
 — Et où sont-elles envoyées ? s'inquiète Amandine, témoignant de son regain d'intérêt.
 — Très bonne question. Je vais tracer l'activité du keylogger et récupérer l'adresse IP du destinataire.
 Pendant que Serge continue ses recherches, une idée vient à l'esprit d'Amandine.
 — Dis-moi Serge, on sait maintenant qui « écoute » mon micro et comment. Si on envoyait un petit message amical à notre « grande oreille » ?
 — Et indirectement à nos « amis » londoniens. C'est eux qui tirent les ficelles, tu le sais bien, lâche le garçon, faisant allusion à leur virée tourmentée dans la capitale anglaise.


 7)

 « Mais où cette satanée journaliste a-t-elle pu consigner ses notes? » Enfoncé un peu plus dans son fauteuil de boss de l'Agence, Jacques Baudard réfléchit à haute voix. Il doit bien reconnaître qu'il n'a pas de réponse. « Nous l'avons suivie partout, et partout elle emporte son portable, et il n'y a rien dedans ! »
 Encore étonné par le compte rendu piteux de son équipe de branques, il s'apprête à partir quand un blip annonce l'arrivée d'un nouveau message.
 « Ils ont peut-être enfin trouvé quelque chose... », espère-t-il.
 Le message suivant s'affiche à l'écran quelques secondes:
 « viapvxfgr umxgnqtjr xapqglpie oqtlwgosi hubzrqvhd ywxmdqbif rceygrmol uajmvavht xicygxmsd sxgzeufzh ewcqkzmiq gmcotqwcx vijmcuurx hdxogdesv daeztsffg huppxmjgs dzupoobsp smhogoisc pwxzvyfff lxdptxfyh btdbiqs »
 Puis le logiciel de décryptage entre en action – une broutille – et délivre le texte caché, remis en français avec ponctuation, espaces, accents, majuscules et autres. Le juron poussé par le chef à sa lecture ébranle tout l'immeuble. Chou blanc sur toute la ligne !
 « Salut les oreilles. Vous avez oublié qu'une femme peut avoir beaucoup de flair, surtout quand elle apprécie le bon vin. L'un d'entre vous aurait dû éviter de s'asperger de mauvais parfum: ça empeste chez moi ! Et merci pour le keylogger. »


 8)

 Après le départ de Serge, tout ému par le délicat baiser déposé sur ses lèvres, Amandine savoure sa plaisanterie. Elle soulève l'assise du fauteuil rouge de son bureau, passe la main dans la fente ainsi dévoilée et en retire un épais cahier noir, assez petit pour être glissé dans son sac à main. « Décidément, rien ne remplacera jamais ce bon vieux papier » songe-t-elle en caressant la couverture. Ravie de son bon tour, rayonnante après sa victoire, elle s'assoit sur le fauteuil, ouvre le cahier et relit ses notes manuscrites. Tout y est: les contacts, l'organigramme en cours de remplissage, les documents confidentiels et les premières ébauches de l'article à paraître. Il ne lui manque qu'une information, la plus importante: qui tire réellement les ficelles de cette vaste escroquerie?
 Elle range le cahier et attrape son portable pour se distraire un peu. C'est à peine si elle perçoit le grincement du parquet. Trop tard ! Elle a juste le temps de voir deux ombres athlétiques fondre sur elle: une main se plaque sur la bouche, ils lui bloquent les bras dans le dos, la ligotent fermement et l'enferment dans un sac. De sa prison de toile, Amandine entend assez distinctement ses ravisseurs parler une langue d'Europe de l'Est.


 Suite dès parution du prochain N°, à paraître le 26 Juillet.









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